Je tiens à préciser que j’ai joué au jeu dans des conditions particulières (Coupe du monde oblige...). J’ai enchaîné plusieurs sessions d’une heure entre deux matchs, ce qui est suffisant pour terminer une boucle, contrairement à mes sessions habituelles d’environ 3 heures.
Je vais rester vague à certains moments afin d’éviter de spoiler les rebondissements.
Le jeu nous présente rapidement notre objectif, avec tout qui est indiqué sur une carte. C’est une excellente chose pour savoir où l’on se situe globalement. Chaque embranchement nous emmène dans une partie différente de l’aventure, pouvant parfois s’entrecroiser avec d’autres chemins. On y trouve de nombreux secrets, mais également des événements qui évoluent au fil de nos recommencements. C’est une très bonne idée, car cela atténue la sensation de routine. Chaque segment majeur se conclut par un boss.
Si je ne m’attendais pas à me retrouver face à un BTA, celui-ci est loin du classicisme vieillissant du genre. Il est constamment agrémenté de sa composante « rogue », qui peut, de manière plus ou moins aléatoire, considérablement améliorer votre partie ou, au contraire, vous faire perdre très rapidement votre capacité de réanimation (notamment après avoir terminé le jeu une première fois). Cela peut parfois se révéler frustrant. Pour les joueurs qui se sentent trop oppressés, des options d’accessibilité sont disponibles, notamment lorsqu’un vortex apparaît (après avoir terminé une boucle complète) et surcharge l’écran d’ennemis. À ce moment-là, la lisibilité peut devenir compliquée si l’on ne fait pas rapidement le ménage.
Au départ, nous avons accès à deux personnages, le héros par défaut, plutôt correct mais doté d’animations particulières et d’une attaque de base un peu flottante, ainsi qu’un nain, petit et peu agréable à jouer en ce qui me concerne. Au fil de la progression, deux autres personnages se débloquent, une grenouille magicien, efficace mais flotte…, et surtout mon personnage préféré, une sorte de femme-pantin. Cette dernière bénéficie d’animations très lisibles, d’une panoplie de coups complète et de la possibilité d’agripper les ennemis, ce qui s’avère particulièrement pratique.
Tous profitent d’un dash/contre assez permissif, indispensable pour éviter les dégâts.
Le système de progression repose sur l’apprentissage de compétences dans la zone de départ après chaque échec. Avec le temps, on finit par tout débloquer, ce qui rend les choix permanents moins importants. Durant les parties, ce sont surtout la chance et votre maîtrise du jeu qui feront la différence. Après chaque combat important, il est possible de choisir entre deux puis trois compétences. Mieux vaut privilégier les plus efficaces et ne pas hésiter à sélectionner plusieurs fois la même afin d’optimiser les dégâts.
Au fil de l’aventure, on récolte des pièces, de la nourriture pour récupérer de la santé, ainsi que divers bonus dont la fréquence varie selon les parties. Il est également possible de récupérer un peu de vie, de choisir un charme ou encore d’acheter des objets auprès de marchands. Certains proposent même des indices, des dialogues supplémentaires ou encore un compagnon contrôlé par l’IA servant à distraire les ennemis.
L’OST n’est pas particulièrement mémorable, mais l’ensemble des pistes reste agréable et soigné, notamment lors des affrontements contre les boss. J’ai particulièrement apprécié la musique du marais ainsi que celle du boss final…, final…
+ Gameplay varié (4 personnages)
+ Système de progression efficace
+ Changements qui dynamisent les boucles
+ Options d’accessibilité bienvenues
* DA/Animations particulière
- Manque de précision
- Quelques soucis de lisibilité
- Narration superficielle
- Parfois frustrant