La 1ère grande force de Cairn c'est sa beauté. Les environnements font tout son charme et le final n'est pas en reste, avec en prime une petite subtilité de storytelling cool.
Quelques problèmes rendent cependant l'ascension un peu plus rugueuse que prévue : l'impossibilité de monter une marche, quelques bugs de son, et tous les boutons qui ne marchent pas à la manette, on est parfois obligé d'utiliser le clavier. Le pire étant un noclip qui m'a fait faire une énorme chute totalement injuste (heureusement sauvé par un item deus ex machina, ce qui m'a évité un bel agacement).
Heureusement, la grimpette est vraiment agréable, les parois sont variées et intéressantes : rochers, tours, bâtiments, neige et glace... Le level design est juste excellent. Les multiples chemins permettent un peu de variété et créent un rythme hyper bien géré, avec de petites surfaces alternées de grands murs. Et ce rythme est tenu jusqu'au bout, avec en tout environ 8h d'escalade, ce qui est parfait à mon sens. La possibilité de revoir tout son parcours à la fin aide aussi à voir les autres possibilités et peut donner envie de réitérer l'expérience.
Le côté survie du titre me faisait peur et je le trouve assez inutile avec ses jauges de bouffe, soif et santé, mais j'ai pu finir le jeu sans trop m'en préoccuper. De même, l'histoire, les conversations et les personnages sont assez insupportables, mais on peut les passer et continuer à monter Kami avec juste ses pensées et en profiter à 100%. Quelques petites surprises ajoutent un peu de sel au tout et en fait un jeu vraiment plaisant.