“... Jusqu’au bout de l’extrême limite !”
Si t'as le ref’ c’est que tu es vieux.
(et que comme moi tu as été biberonné aux séries Francaise de basse facture).
Etant donc plus tout jeune et ayant un temps allouable aux jeux vidéo relativement limité, il existe un certain type de jeux qui a tendance à me rebuter.
Un type de jeu qui demande de posséder des qualités telles que la patience, l'abnégation et la persévérance. Tout ce que je n'ai pas et par conséquent, tout ce que je déteste dans mes jeux vidéo. C’est cette raison qui fait que je ne joue pas aux souls-likes par exemple. Devoir refaire et refaire la même chose jusqu’à que cela passe, m’angoisse.
Eh bien figurez que “Cairn” tape en plein dedans. Je ne compte plus le nombre de chutes dues à une petite erreur, après une demi-heure passé sur la même paroi rocheuse à assurer chacune de mes prises. Une demie heure après laquelle le peu patience que je possède s'est envolée et par fébrilité je me précite un peu trop. Lesdites chutes qui sont bien souvent synonymes de décès et de retour au dernier checkpoint (qui est lui même bien évidemment le seul endroit qui permet de sauvegarder sa progression). Ma manette a volé à travers mon salon une bonne dizaine de fois avant de ragequit le jeu encore et encore.
(Bon je vous rassure, un vol de manette qui se termine généralement sur les coussins du canapé en face, à 140 balles l’Xbox Elite Séries 2 mon cerveau sait rager en toute sécurité).
Néanmoins ce gameplay, bien que très punitif, reste tout à fait exceptionnel, agréable à jouer et je dirai même innovant. Pourtant "Cairn" ne se contente que d'être une simulation d’escalade réaliste (c'est bien là son seul secret). Pas juste un gameplay fade qui consiste à traire les gâchettes de ta manette (oui c’est de toi que je parle, horrible “Jusant”). De plus contrairement à beaucoup de jeux au gameplay difficile, ce dernier n’est pas une fin en soi. Le jeu est également une œuvre narrative, immersive et contemplative à la direction artistique incomparable : une sorte d’aquarelle en trois dimensions, du plus bel effet. Le tout allié à une OST et à un Sound Design tout autant soigné, il est impossible de ne pas se pâmer sur ce jeu.
De plus "Cairn" est également un jeu de survie. Certes pas le plus exigeant auquel j’ai pu jouer, mais ce type de gameplay fait toujours mouche sur ma personne. Devoir gérer son inventaire, sa faim, sa soif et sa température, c’est mon bonheur, c'est ma passion... (EXTRÊME LIMITE !)
C’est pour toutes ces raisons qu’après chacun de ces ragequit (et un bon paquet d’heures écoulées) je finissais par rallumer le jeu. Cette fois ci avec une étude minutieuse du relief, une préparation mentale au taquet (et, il faut le dire, un physique gonflé au max à l’aide de produits pharmaceutiques lootés ci et là), je retentais cette paroi, finissais par la surmonter, atteignais le checkpoint suivant synonyme de sauvegarde et je pouvais enfin poursuivre l'aventure. Bon, généralement il ne me fallait pas très longtemps pour mourir de nouveau sur une autre paroi après une demi-heure sans sauvegarder. Et là, forcément, l’Xbox Elite qui vole, le ragequit, et tout le toutim... Mais ma foi, ragequit après ragequit, j’ai fini par atteindre le sommet de cette foutue montagne et surtout j’ai enfin pu voir le bout de cette incroyable aventure !
Le saviez vous : La série "Extrême Limite" a lancé la carrière de Marion Cotillard.
Comment ça tout le monde s'en fout ?