On a tous une certaine image de Donkey Kong : du rythme, du fun, une petite dose de chaos et surtout cette impression que le gameplay a été pensé pour amuser avant de frustrer. Bananza n’a pas vraiment compris ce pacte-là. Le jeu commence bien, mais l’enthousiasme disparaît vite pour laisser place à quelque chose d’étrangement fade.
Les niveaux manquent d’idées, la progression est molle et répétitive, et la difficulté semble générée au hasard plutôt que calibrée. On finit par avancer par habitude, pas par plaisir. Les contrôles ne sont pas catastrophiques, juste pas assez précis pour donner cette sensation fluide qu’on attend instinctivement d’un DK. Beaucoup de sauts ratés “au pixel près” alors qu’on ne joue pas à Super Meat Boy, c’est vite fatigant.
L’humour existe, mais ne fait jamais mouche. Les musiques font le job sans jamais sortir du lot, et la direction artistique a un côté déjà-vu qui aurait été pardonnable si le gameplay avait été au niveau. Malheureusement, ce n’est pas le cas.
Ce n’est pas un accident industriel, simplement un jeu trop timide, trop pauvre en idées, et qui semble vivre sur le nom de la licence sans réellement l’honorer.