Les mecs de chez Playdead sont de grands malades !
6 ans après nous avoir pondu l'excellent Limbo, les revoilà avec un jeu au gameplay sensiblement similaire (et finalement pas vraiment), mais cette fois-ci avec (un peu) de couleur et une 3D savamment dosée.
Je ne vais pas m'étendre 107 ans : c'est une tuerie ! Leur précédent chef-d'oeuvre ressemblait + à une sorte de conte malsain où la cruauté de la représentation des morts de notre héros était clairement mise en avant, une sorte de Heart of Darkness gothico-masochiste :D
Ici, on est plus sur un mix (à la fois thématique et graphique) Another World rencontre 1984 rencontre Cronenberg (à ses heures les plus organiques, ExistenZ et autres joyeusetés),
cette dystopie où des oppresseurs à masque blanc élèvent comme du bétail des sortes de sous-humains contrôlables par la pensée, des expériences sur des humains amphibies, j'en passe et des meilleurs, est vraiment tordue, distordue et triturée dans tous les sens pour n'en faire ressortir que peu d'espoir.
C'est esthétiquement somptueux (graphisme et ambiance sonore), le gameplay est simple à appréhender, complet (dans sa mise en oeuvre) mais jamais complexe.
Attention, la durée de vie est à peu près équivalente à celle de son aîné, soit environ 3-4h mais c'est du temps de qualité : jamais d'ennui, toujours intriguant, toujours magnifique, toujours déroutant, etc...
C'est un jeu ET une oeuvre d'art.