Spider-Man est un pot-pourri de plusieurs open-world sortis ces dernières années. Le résultat est de qualité mais ça saute aux yeux.


Dans sa partie "combat", le système de combo, de coups à débloquer via l'achat de compétences, de gadgets à utiliser rappellent les Batman de Rocksteady. Les hallucinations de Spider-Man, quand il entre dans l'esprit malade de Martin Li, renvoient à l’Épouvantail, boss dans Arkham Asylum.


Monde ouvert oblige, la carte est blindée d'activités annexes plus ou moins intéressantes. Et là, c'est Far Cry et Assassin's Creed d'Ubisoft qui sont appelés à la barre. Les tours à décrypter, les chats, les monuments à photographier, les sacs à dos, ça reste du remplissage. Certes, le joueur est récompensé à grands coups de points d'expérience ou de jetons servant à améliorer les gadgets. Mais je ne vois pas en quoi ramasser des pigeons en plein vol pour un clochard est amusant.


A certains moments, Spider-Man laissera sa place à MJ ou Miles pour des séquences d'infiltration peu intéressantes, répétitives et d'une grande facilité. Je trouve que ça coupe le rythme. A la place des développeurs, je les aurais virées mais c'est comme pour les défis ou les minis jeux dans le labo du Doc. Il faut amener de la variété au joueur et c'est sûr que de ce point de vue là c'est réussi.


L'immaturité de Spider-Man, sa manière de tout prendre à la légère et qui aurait causé sa rupture avec MJ alors que toute la ville part en vrille, est vite agaçante. C'est comme un môme voulant épater la galerie. Il peut faire sourire (ses échanges téléphoniques avec Yuri) mais une blague sur deux va tomber à plat et ça devient gênant.


Pourtant, j'ai vraiment pris mon pied à naviguer de toile en toile à travers les buildings. C'est un des rares jeux où j'ai délaissé le voyage rapide pour me taper les déplacements "à la main". C'est fluide, rapide et très facile à maîtriser.


Ne connaissant pas du tout le personnage, j'ai dû regarder quelques épisodes de la série animée diffusée sur TF1 quand j'étais ado, ça m'a donné envie de me mettre aux comics. Mais à 35 boules le récit (c'est même pas le prix que j'ai payé ce jeu) je vais réfléchir. Le néophyte que je suis se demande : pourquoi c'est aussi cher d'ailleurs ?

Incertitudes
7
Écrit par

Créée

le 10 oct. 2019

Critique lue 139 fois

Marvel's Spider-Man

Marvel's Spider-Man

8

Exyt

le 18 sept. 2018

Suivre

Avis + Mini-analyse // Mes premiers pas (réussis) dans le AAA

Je n'ai jamais été attiré par les jeux d'action AAA en monde ouvert. Si vous me connaissez, vous savez que j'ai en plus un avis bien tranché sur la question. Notamment grâce à toutes les vidéos,...

Marvel's Spider-Man

Marvel's Spider-Man

5

Vonsid

le 28 oct. 2020

Suivre

Spider-marché du pseudo-contenu

S'il y a quelque chose qui m'agace dans le jeu vidéo, ce sont bien les collectibles et assimilés, qui sont trop souvent utilisés par les développeurs fainéants comme du contenu secondaire rapide et...

Marvel's Spider-Man

Marvel's Spider-Man

8

YvesSignal

le 1 oct. 2018

Suivre

Araignée du matin, chagrin

En 2002, si peu de temps après le traumatisme du 09/11, Sam Raimi dévoilait au monde ce que serait le standard cinématographique des films de super héros pour les décennies à venir. Véritable...

L.627

L.627

9

Incertitudes

le 28 févr. 2014

Suivre

Critique de L.627 par Incertitudes

L 627 est un film de Bertrand Tavernier qu'il a coécrit avec Michel Alexandre, ancien flic et qui a collaboré par la suite avec André Téchiné pour Les Voleurs et Le Cousin de Alain Corneau. Ce film...

Le Bus - Les Bleus en grève

Le Bus - Les Bleus en grève

5

Incertitudes

le 15 mai 2026

Suivre

Critique de Le Bus - Les Bleus en grève par Incertitudes

Est-ce qu'on apprend quelque chose dans ce documentaire ou est-ce qu'au contraire tout n'a pas été dit sur Knysna 2010 vu que c'est un fiasco qu'on avait suivi en temps réel ? Je m'interroge aussi...

Les Tontons flingueurs

Les Tontons flingueurs

10

Incertitudes

le 23 nov. 2013

Suivre

Critique de Les Tontons flingueurs par Incertitudes

Les Tontons flingueurs marquent la première collaboration entre Lautner et le dialoguiste Michel Audiard et le début d'une trilogie qui s'est poursuivie avec Les Barbouzes et Ne nous fâchons pas. Il...