Il me faut ma mégadose de Megabonk (2025). Encore plus de Megabonk ! J’avais intitulé mon avis sur Arc Raiders (2025) « L’addiction a un nom », mais alors, que dire de ce titre indépendant développé par Vedinad ? Le niveau de « reviens-y » dépasse l’entendement. En tout cas, l’addiction aux mécaniques de gameplay a marché sur moi comme rarement. J’ai dû y passer une quarantaine d’heures en moins de deux semaines. Idem pour mes frangins, incapables de s’arrêter pendant les fêtes de fin d’année. Nous étions tous réunis en famille…autour de Megabonk !
Bref, trêve de plaisanterie. Vous avez ici un jeu dans le goût de Vampire Survivors (2022), mais en 3D, ce qui fait toute la différence. Oui, encore un « roguelite bullet hell » avec des milliards d’ennemis qui foncent sur vous pour vous occire, et une progression où l’on monte graduellement en puissance pour tenir jusqu’à la fin du chronomètre et défaire le boss final. Je ne vais pas me répéter en détaillant une nouvelle fois le concept, je l’ai fait déjà plein de fois pour d’autres titre du genre et vous invite, chers lecteurs, à lire mes critiques sur Vampires Survivors, Ball x Pit, Greedland,
Death Must Die, Yet Another Zombie Survivors,Brotato, Halls of Torment, etc. En écrivant cette phrase, je me rends compte à quel point j’aime ce genre de jeux à la con où tu débranches ton cerveau, tu prends ta manette et tu joues. Voilà. C’est aussi simple que ça.
Le fait que Megabonk soit en 3D n’est pas un simple détail. Cela a des conséquences directes sur le gameplay, en particulier sur la mobilité. Il y a parfois des culs-de-sac, des falaises à grimper, des sauts à réaliser, des chemins à suivre si votre personnage n’a ni la capacité d’escalader, ni celle de voler, ni celle de faire des bonds de dix mètres. Attention donc à ne pas vous faire tabasser dans un coin. Dans Megabonk, il est bien évidemment impossible de traverser les ennemis, et comme ils arrivent parfois en si grand nombre, vous finissez par mourir comme un caca, faible et odorant.
Outre l’aspect survie qui consiste à planifier ses déplacements, la mobilité sert aussi la mécanique la plus importante du genre, celle qui rend accro : la montée en puissance. Les niveaux sont jonchés de balises près desquelles vous obtenez un bonus aléatoire une fois celle-ci activée (il suffit de rester à proximité pendant une poignée de secondes). De fait, il est donc indispensable de bouger, d’explorer, de foncer de balise en balise afin d’être le plus fort possible avant la fin du temps imparti. Donc la mobilité, et à plus forte raison, la vitesse de déplacement a une très forte importance dans ce titre, ce qui n’est pas forcément le cas des autres jeux du genre en 2D. Un système d’expérience à glaner, à la manière de Vampire Survivors, vous permettra bien entendu de prendre des niveaux et donc d’acquérir de nouvelles armes, de nouveaux passifs, etc. Si la maniabilité change énormément parce que vous contrôlez un personnage dans un univers en 3D, les bases restent fondamentalement classiques.
Megabonk met à disposition une quinzaine de personnages à débloquer au fur et à mesure. Chacun possède son arme de prédilection et un passif. Mon préféré reste Calcium, le « Tony Hawk de l’au-delà », capable d’atteindre une vitesse de déplacement indécente grâce à son skateboard. Vous le savez déjà, l’objectif pour survivre est de construire et d’optimiser son équipement, et pour ça il faut apprendre à maîtriser l’aléatoire et comprendre les mécaniques du jeu. Conséquence logique, il y a des parties où l’on roule sur les adversaires, on enchaîne les niveaux, et Megabonk révèle tout son potentiel d’amusement et d’addiction… et puis d’autres où c’est le fiasco absolu, et où l’on crève comme un noob en trois minutes. Je n’évoquerais pas la réalisation graphique du jeu, cela n’est pas pertinent dans cette typologie de jeux. C’est une 3D façon néo-rétro que j’apprécie personnellement, cela me rappelle mon enfance. Côté technique, le titre de Vedinad est bien optimisé et stable : zéro bug, zéro ralentissement, zéro plantage en ce qui me concerne. Côté musique, c’est oubliable. Ça s’écoute mais sans plus.
Au final, Megabonk m’a mis une vraie claque sur le cul, et pas seulement parce que j’aime déjà ce type de jeu. Il reprend la formule des « Vampire Survivors-like » et la rend encore plus nerveuse grâce à la 3D, à la mobilité, au relief des cartes et à cette idée très simple mais diablement efficace des balises qui te poussent à bouger en permanence. C’est tout l’inverses des jeux 2D qui te forcent malgré eux à stagner dans une zone. Et comme tous les jeux du genre, on aime voir son personnage monter en puissance et devenir un dieu. Oui, il y a des sessions où l’aléatoire te bénit et tu roules sur tout, et d’autres où tu te fais punir comme une merde. Mais c’est précisément cet aspect qui donne envie d’y retourner, encore et encore, avec l’impression qu’à la prochaine partie tu feras mieux. Bref, j’ai enchaîné les sessions comme rarement, et ça ne trompe pas. Je voulais ma mégadose de Megabonk et je l’ai eue. Je recommande !