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292 critiques
Excellent
Honnêtement, je ne comprends pas les critiques. Cela va faire deux semaines que tout le monde s'acharne sur ce jeu, en le sur-analysant à l'extrême.Je prends mon pied sur ce jeu, c'est le principal...
le 12 déc. 2025
Metroid Prime 4 joue au yoyo.
Au début, malgré le classicisme, on parcourt la séquence d'intro avec un certain plaisir. Oui, même si débuter dans une mise en scène d'urgence dans un jeu proposant pas moins de 3 manières de jouer différentes n'est pas l'idée du siècle (bonjour la dissonance ludo-narrative de les tester en plein milieu d'une bataille - une intro de type Prime 1 aurait été tellement plus judicieuse) mais cette première séquence fait plutôt le café - et même si la mise en scène "grosse bataille" peine à cacher son caractère low-cost et que le boss proposé au bout peine à convaincre (et qui semblera pourtant servir de modèles pour beaucoup à venir - dans le genre "je suis un méchant qui déteste qu'on tourne autour de moi, attention". Me relisant, je constate que cette intro contient déjà beaucoup de "même si", et ce sera sans doute le grand refrain du jeu, "même si" sa dernière partie constituera (spoiler alert) un véritable naufrage.
Ensuite, Metroid Prime 4 fait du Metroid Prime. Samus perd ses pouvoirs, une petite séquence ésotérique donne de l'espoir dans ses couloirs blancs - même si on fronce bien vite les sourcils face au premier PNJ qui nous annonce qu'on est l'élue, même si on se retrouve sur une planète au fin fond de l'univers - avant d'être emportée dans une grande jungle extraterrestre - et même si son organisation en couloirs saute assez vite aux yeux. On avance, on fait "pui-pui" avec son arme, puis une première scène nous prévient que nous serons loin d'être seule dans cette aventure.
Plus tard, dans le désert, on constatera bientôt que le jeu rend hommage à la structure de Skyward Sword : un grand hub plutôt vide menant à 4 zones-donjons. On remarquera plus tard que certaines sont plutôt réussies, d'autres bien moins. Ce hub n'est pas si vide et propose quelques "sanctuaires" en réf' à Breath of the Wild cette fois - même si on se rendra compte bien vite qu'ils ne sont pas réellement accessibles, le jeu n'ayant pas souhaité abandonner sa progression via son équipement. Choper 50% d'une référence, c'est rarement une bonne idée.
Et puis, on avance. les zones sont inégales mais proposent parfois des ambiances vraiment réussies - même si on se demande bien souvent pourquoi ces extraterrestres kiffaient tellement la moto - même si les personnages rencontrés semblent souvent sortis d'un manuel à l'attention de héritiers de James Cameron. On prend tout de même parfois du plaisir, on retrouve des sensations de Prime 1 - quelques énigmes sont vraiment réussies (même si elle semble souvent provenir d'un best of des 3 premiers) et certains boss proposent même parfois autre chose qu'une invitation à tourner autour d'eux (même si la plupart, SI). Il y a même quelques bons moments dans le désert (l'ambiance n'y est pas si ratée, et un ou deux sauts réfléchis y sont nécessaires pour le 100%) même si vos compagnons forcés ne manqueront pas de vous rappeler par radio qu'on n'est pas là pour profiter de l'ambiance, se sentir libre, curieux ou enfiler des perles : "va la-bas" !", "chope ce pouvoir dans le lieu A pour aller au lieu B", "farme cette merde verte, mais quand je te le dis !", "traverse la rue et trouve un boulot !". Autant d'interventions donnant l'impression d'avoir à faire à Navi d'Ocarina of Time sous psychotropes ou à un chef de rayon chez Lidl.
Et puis arrive la dernier acte. La fameuse mine. Le côté "Ok Tiers" du jeu se fissure. La mise en scène et l'écriture deviennent risibles au mieux, consternantes au pire. De vrais-faux sacrifices face à des dangers inexistants, des tensions narratives faisant "psssssssht" comme un scoop sur Jacques Chirac. Un affrontement final totalement hors de propos et WTF se payant même le luxe de rendre hommage aux séquences bonus à moto d'Earthworm Jim (SIC). On ralentit parfois, comme sur l'autoroute. On se demande si le service qualité de Nintendo a pris des vacances ou s'ils étaient trop occupés à faire leur travail chez Next Level Games. Le dernier tier est une purge. On passe du "bon, c'est un Metroid Prime moyen avec quelques choix dommageables" à "bordel, c'est un accident industriel". MP4 commence comme un 7/10 manquant d'imagination, se poursuit comme un 6/10 solide enveloppé de regrets supportables et termine dans le nanardesque incohérent faisant passé les cinématique de Other M pour du Jean-Luc Godard.
Metroid Prime 4 est certainement le fruit d'une série de compromis malheureux. Tout ce qui fonctionne est comme cassé dans on élan face à des injonctions de la prod qu'on ne peine pas tant que ça à deviner. Il fallait un côté plus ouvert - mais sans aller au bout de l'idée en cassant la progression via l'équipement - il fallait un côté plus "action" mais sans rendre plus nerveux les contrôles - il fallait un côté plus scénarisé - mais sans embaucher de scénaristes.
Ça fait beaucoup de "mais sans".
Créée
le 10 janv. 2026
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