Présenté par Ubi et la presse comme un petit jeu, il n’a jamais obtenu la visibilité qu’il mérite, ne serait-ce que pour son approche originale du jeu de glisse en open world (conséquent), hébergeant près de 200 épreuves (Alpes, Asie, Alaska), sans compter les DLC.
Ayant une petite expérience sur Cool Boarders, 1080° Snowboarding et SSX, Steep se situe quelque part entre Cool Boarders pour l’exécution des figures et la conduite, et 1080 pour la réception ainsi que son côté austère/froid. On est loin du fun immédiat et des courses arcade de SSX. Steep n’est peut-être pas le “meilleur” selon la réputation des titres précédemment cités, mais c’est clairement le plus intéressant à mes yeux.
Les développeurs ont fait le choix d’une approche plutôt simulation (accessible), où il faut faire très attention à l’équilibre, au sol comme en l’air. Avec le temps, on apprend des subtilités comme maintenir L2 pour rester collé au sol sur une piste bosselée (atterrir sur une bosse après un saut de 20 mètres ne pardonne pas), éviter de rester trop longtemps sur la roche (en sautant rapidement), ou encore relâcher tôt R2 sur un tremplin pour réussir ses figures. Maintenir R2 (grab en l’air) permet aussi de marquer davantage de points.
Tout n’est pas prémâché, ce qui peut frustrer au début. Mais cela vient souvent d’un manque de compréhension des mécaniques. Cela dit, si vous voulez vraiment pester, certains défauts sont bien présents : les chutes peuvent s’éterniser avec des tonneaux interminables (parfois plus de 10 secondes), ou encore la prise de “rails”, assistée une fois dessus, mais très difficile à réussir à l’atterrissage, un vrai parcours du combattant.
Pour varier le gameplay, en plus des épreuves ski/snow, le jeu propose des épreuves de wingsuit avec de bonnes sensations mais pénibles quand il y a un excès de checkpoints, un wingsuit motorisé (je n’ai plus le nom exact) qui, en dehors des épreuves similaires, sert surtout à découvrir les points de lancement dans l’open world, ainsi que des épreuves de parapente, plus techniques et plutôt lentes. Enfin, les “histoires de montagne”, absentes au départ puis ajoutées ensuite : l’intention narrative est compréhensible, mais dans l’exécution ce n’est pas très intéressant.
Pour débloquer les épreuves, il faut découvrir des “points de lancement”, un peu comme les tours dans Assassin’s Creed. Rien que pour les Alpes, il y en a 110 c’est beaucoup trop. D’autant plus que l’open world n’offre que quelques points d’intérêt en plus à découvrir.
Je tiens à souligner le DLC JO 2018, qui apporte un peu de mise en scène ainsi que des épreuves spécifiques à la compétition. Cela renouvelle l’expérience et permet même d’apprendre certaines techniques avancées que l’on n’avait pas encore maîtrisées.
Côté son, les bruitages sont corrects, notamment le vent à grande vitesse.
Pour la musique, il y a du bon avec plusieurs ambiances (électro, hip-hop, etc., avec par exemple Freestyler), mais aussi du moins bon. Heureusement, il est possible de mettre sa propre musique, mais cela ne concerne plus la bande-son du jeu.
PS : hors ligne, seul le mode exploration libre est disponible. En ligne, on accède à toutes les épreuves ainsi qu’au multijoueur, avec amis ou inconnus avec lesquels on peut grouper.
+ Approche originale (open world + épreuves)
+ Bonnes sensations de glisse
+ Variété des compétitions
+ DLC JO intéressant
- Connexion obligatoire (hors exploration libre)
- Chutes trop longues et frustrantes
- Open world mal exploité
- Ergonomie des menus