C’est un court roman dont la lecture fait passer de bons moments. même si l’histoire manque de francs rebondissements. Les personnages sont un peu trop caricaturaux manquant parfois de complexité, ils sont très bons ou très mauvais. J’apprécie néanmoins le caractère d’Agnès qui est au service des autres, fidèle à ses principes, toujours prompte à conseiller son entourage sans pour autant être dénuée d’amour propre. On sent qu’elle a mûri tout au long du livre notamment à travers le comportement de ses proches (sa mère surtout) vis-à-vis d’elle.
Je note aussi que le roman est plein de réserve à l’image du personne principal et de l’auteure. On reste assez souvent sur sa faim, regrettant que certains passages soient passés sous silence ou peu développés. Je pense notamment à la dernière scène du livre (que je n’évoquerai pas explicitement pour ne pas spoiler ceux qui ne l’ont pas encore lu) qui tient en deux pages et qui est complètement tarie d’émotions et de sentiments; seuls un « tremblement » et une fervente étreinte sont évoqués, trop faible nourriture pour le lecteur affamé par les soliloques d’espérance et de tourments du personnage principal.
La plume néanmoins est belle, le rapport aux animaux et à la nature est plaisant à lire et il ne faut pas oublier que c’est le tout premier roman écrit par Anne Brontë.