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Murau n'aime pas beaucoup l'Autriche (pardon : il l'abhorre, il la déteste), ni ses parents (idem). Il le verbalise avec un talent de pamphlétaire dans un long livre aux phrases répétitives, abruptes...
Après le décès de ses parents et de son frère dans un accident de voiture, Murau, le narrateur, universitaire installé en Italie, se voit contraint de revenir dans son Autriche natale.
Roman qui semble construit en une seule phrase, sans paragraphes, Extinction ressemble plus à une longue litanie de haine contre l'Autriche, sa petitesse, sa médiocrité, son accointance avec l'Allemagne nazie, qu'à une œuvre de fiction mettant en scène des personnages dans une situations dramatiques.
Œuvre fascinante, qui laisse une impression de huis-clos, Extinction laisse aussi un ale goût dans la bouche, celui de l'Humanité grise.
Créée
le 14 déc. 2015
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