1941, port de New York. A bord du bateau en partance pour Buenos Aires, Czentovic, un champion d'échecs à l'histoire étonnante. Cet homme, très secret, évite tout contact. Il accepte cependant de jouer, contre rémunération, avec Mac Connor, un ingénieur écossais fortuné. Ce dernier ne supporte pas de perdre. L'intervention d'un inconnu qui semble parfaitement maîtriser les échecs va lui éviter la ruine.
Un très beau texte sur la résistance face à l'oppression nazie et aux tortures psychologiques les plus retorses.
Les échecs, dans cette nouvelle, sont une planche de salut, le moyen de combler l'immense vide d'une détention interminable, mais ils finissent par devenir une obsession, un instrument de torture d'autant plus redoutable que toutes les parties se font dans la tête du prisonnier/joueur.
La nouvelle est aussi le récit d'un affrontement par échiquier interposé entre deux hommes, exacts opposés l'un de l'autre. Le style de Stefan Zweig en fait une nouvelle qui se lit facilement et qu'on n'oublie pas.