Le message par BibliOrnitho
Deux jeunes gens font connaissance sur l’impériale de la diligence reliant Paris à Moulins. Ils sympathisent rapidement et échangent pudiquement sur leur maîtresse respective : âge, qualités, sacrifices de la dame, leurs sacrifices à eux… jusqu’où sont-ils allés par amour. Une discussion de deux jeunes gens en voyage : il faut bien passe le temps.
Quand soudain, c’est l’accident : la diligence se couche sur le côté, écrasant le nouvel ami du narrateur. A l’agonie, celui-ci le presse d’aller voir Juliette (la comtesse de Montpersan), de la prévenir – en douceur – qu’il ne pourra honorer leur rendez-vous, et de lui rendre ses lettres qu’il trouvera à son domicile à La Charité-sur-Loire.
Le narrateur arrive au château de Montpersan avec une bien lourde missive : la comtesse est effondrée tandis que le comte profite que madame pleure toutes les larmes de son corps discrètement dans sa chambre, pour s’empiffrer à table (madame veillait à ce monsieur respecte la diète sévère imposée par son état de santé et ses médecins). Le célèbre adage est une nouvelle fois vérifié : « à quelque-chose malheur est bon ». Monsieur a enfin pu satisfaire son appétit (Balzac peut être d’un cynique...)