Cette nouvelle, en témoigne la postface, est l’illustration de Dostoïevski après la Sibérie, c’est-à-dire un homme qui ne croit plus en l’homme. L’histoire joue avec cruauté des personnages, les laissant espérer, croire, se mentir. On doute de l’amour réciproque. D’une part, vis-à-vis de Nastenka, plutôt évident, écoutant son chagrin et oubliant son cœur, et d’autre part, vis-à-vis du narrateur, dont la solitude et une propension formidable au rêve transforment sa réalité lui faisant apparaitre une sublime romance alors qu’il n’en est rien.