Nick, citoyen de la côte est des USA, enchaine les boulots à court terme. Il est journaliste. Pigiste plutôt. Et il aime le provisoire : un an ici, deux ans là. Il ne s’engage pas plus professionnellement que sentimentalement, privilégiant les relations de courtes durées.
Pas de famille, pas de boulot sérieux, pas d’amour durable. Pas d’attache. Rien que de la vadrouille au jour le jour. Nick apprécie.
Mais un jour, alors qu’il doit prendre un nouveau boulot dans l’Ohio, Nick envoie tout valdinguer et prend un billet d’avion pour l’Australie, bien décidé à voir du pays et à s’en payer une bonne tranche.
Arrivé à Darwin, notre anti héros prend de plein fouet la chaleur tropicale de l’été austral. Transpirant tout ce qu’il peut, il achète à prix d’or un vieux combi VW et prend la route pour Perth à la nuit tombée. Transgressant dès son arrivée la première règle de l’outback : ne pas rouler après le coucher du soleil !
Ce qui devait arriver arriva : Nick s’emplafonna un kangourou au milieu de nulle part. Sans trop abîmer son combi. Poursuivant son chemin, Nick croise la route d’Angie : une robuste australienne du cru qui éveilla immédiatement les instincts primaires de Nick…
Dans une prose brute de fonderie qui me rappelle furieusement les livres de John Fante, Douglas Kennedy signe un livre noir. Le lecteur sue sang et eau dans le désert australien aux côtés de Nick qui décidemment ne gardera pas un bon souvenir de son escapade aux antipodes.
Un livre que j’ai trouvé intéressant sans être captivant. L’atmosphère oppressante laisse un petit arrière-goût écœurant à la fin de la lecture.