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Saison 4 : Cette saison 4 semble explorer de nouveaux horizons, s'éloigner du cynisme et de la critique technologique exacerbée qui ont fait la renommée de la série. Ici, à l'inverse des 3 précédentes saisons, on se sert de la technologie pour parler des personnage, alors qu'avant on se servait de personnages pour parler de technologie. Les deux fonctionnent, mais je suis content de voir un petit vent de fraîcheur souffler sur cette série,c e qui lui permet de garder son intérêt et de renouveler son facteur surprise, lui aussi très apprécié par les spectateurs.


En somme, nous avons droit à 6 épisodes très différents. Dans leur tonalité, leur réalisation, leur esthétique, leur critique, leur développement scénaristique. Plus encore qu'avant, l'impression de regarder 6 films différents plutôt qu'une saison de plusieurs épisodes. Ceux qui se sont le plus démarqués à mes yeux sont Hang the DJ, grâce à une réalisation impeccable, un casting parfait et une vrai originalité dans le scénario, ce que San Junipero aurait du être en fait, et Black Museum, un épisode dans la lignée du Special White Christmas, dégueulasse, touchant, choquant, surprenant, tout ce que je recherche dans un film.


En bref, une très bonne saison que j'ai dévoré d'une traite, variée, bien réalisée, audacieuse, franchement c'est le top !


Saison 3 : Bien meilleure que les deux précédentes. Hormis les épisodes 4 et 5 un peu en dessous car dans la veine des premières saisons, trop axés sur la critique et le twist que sur le développement scénaristique, les 4 autres épisodes sont excellents et font travailler notre angoisse en se basant sur des scénarios moins futuristes et extrêmes et au contraire plus réalistes et crédibles, véritblement passionants. D'ailleurs, le dernier épisode est digne d'un film de cinéma, une véritable tuerie, dans tous les sens du terme. Bref, une saison 3 qui vaut vraiment, vraiment, vraiment le coup !


Saison 2 : Globalement plus subtile que la saison 1, proposant la même réflexion sur notre rapports aux écrans mais décidant d'aller un peu plus loin, comme pour l'épisode 2 qui met en lumière une humanité se rabaissant au même jeu que les bourreaux qu'elle combat ou l'épisode 3 dénonçant la faiblesse de l'engagement politique de la part de ses principaux acteurs mais également de la part de la population, le débat étant à présent gangrené par une recherche du spectacle sans véritable propositions politiques et du désintéressement des élus vis à vis de leurs électeurs. Le premier épisode était par ailleurs très touchant, magnifiquement interprété par son duo d'acteurs. En bref, moins spectaculaire que la première saison, mais plus subtile, plus recherchée et moins lourdingue dans son message. Pas mal du tout.


Saison 1 : Une série atypique qui ne compte que trois épisodes au sein de sa première saison, avec un changement de casting, de scénario et de réalisateur à chaque fois. Autant dire qu'il est assez difficile de trouver une véritable homogénéité si ce n'est son fil conducteur. Le premier épisode m'a plu et m'a accroché à l'écran jusqu'à la fin bien que la représentation de la population et le choix du gouvernement britannique m'ont semblé peu crédibles. De fait, j'ai trouvé cet épisode assez surréaliste et le message qu'il porte, bien qu'il soit plus que jamais dans l'air du temps, est trop explicite et facile pour véritablement pousser à la réflexion. On est à la limite de la parodie, c'est ce qui m'a un peu dérangé malgré ses qualités scénaristiques évidentes.


L'épisode 2 propose un changement d'univers complet et un personnage principal très attachant. Le concept est très intéressant et on se retrouve vraiment dans une dystopie qui pour le coup se révèle très bien pensée, dans une continuité "extrême" de notre rapport à la télévision. Malheureusement, la fin n'est pas à la hauteur du build up et se révèle assez grossière.


Le troisième épisode est celui qui m'a le plus plu, ne posant pas seulement la question du rapport à l'écran mais également de la jalousie maladive au sein du couple et cette tendance à considérer l'autre comme sa propriété, sa marchandise. De plus, le concept du souvenir enregistré est excellent, cet épisode ayant trouvé le bon dosage entre anticipation, réalisme et fiction.


Bref, une saison 1 inégale mais globalement bonne. Une écriture assez grossière par moments dans le message délivré au spectateur mais l'intention est suffisamment louable. Cela dit, mettre en garde les gens contre les dangers des écrans et des nouvelles technologies à travers une série télévisée, c'est un peu comme frapper quelqu'un au visage et lui dire "la violence, c'est pas bien".


A voir.

Scorcm83
7
Écrit par

Créée

le 18 nov. 2016

Critique lue 376 fois

Audric  Milesi

Écrit par

Critique lue 376 fois

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