7
le 25 nov. 2013
SuivreThe Dark Render
Avant de commencer, je dois dire que je ne savais pas trop quoi penser du concept. Je me demandais s'il était judicieux pour une série de faire des épisodes indépendants les uns des autres, avec...
Black mirror est une série des plus inégales dont certains épisodes peuvent apparaître géniaux et d'autres minables. Il y est question d'extrapoler la technologie actuelle et d'en exalter, à chaque épisode, des dérives potentielles d'un différent média.
Il n'est pas évident d'y distinguer la "critique" d'une pure "démonstration de pouvoir" et le média y est rarement mis à mal car les problèmes sont généralement motivés par des intentions dominatrices qui en pervertissent les fonctions. On est donc spectateur/trice de ces dérives d'un monde qui ressemble arbitrairement à nos lendemains et où la technologie a pu se faire diverses places des plus redoutées depuis ses débuts.le
La troisième saison me semble la plus pertinente et conceptuellement aboutie, à la fois pour des scenarii bien ficelés autour de sujets relativement vraisemblables mais également par un dosage savant de séduction et de propagande, tel que cette pertinence et cet aboutissement s'en retrouvent finalement pervertis. Ainsi, après deux premiers épisodes mêlant humour et vraisemblance, on est plongé dans une ambiance bien plus glauque avec le "3" qui nous amène à notre insu parmi un publique d'amateurs de sites pédophiles, où la honte soulevée par un chantage en action n'arrive pas à mettre à mal la normalité que de visiter ce genre de site...
Puis en "4", nous voilà face à une rencontre lesbienne, sans aucune référence à la technologie et qui dure de séduction en passage à l'acte, en retrouvailles, en épenchages sur les passés respectifs laissant se demander s'il n'y a pas eu erreur de bobine (?) ...pour, à +/- 10 minutes de la fin, nous révéler que ce n'étaient que virtualité assistée dans un futur plus technologique qu'on le l'eut cru, justifiant maladroitement les 40 minutes précédentes d'un revers franchement trans-humaniste et à l'eau de rose en ode au "mariage pour tous".
Puis en 5, c'est opération militaire chez des navy seals de caricature, fiers et fières d'une égalité h/f et d'appartenir à la caste des gagnant/es, implanté/es à l'embauche pour vivre une réalité augmentée. Leur cibles, nommées "déchets" ne sont pas les mutants monstrueux qui parviennent à leur rétine et dont les cris glacent le sang mais bien de simples "pauvres" re-mappés et re-sonorisés via un logiciel avant d'arriver aux sens des militaires. Ce scandale voit le jour via une jeune recrue amenée à la fermer pour continuer sa carrière dorée...
En final (6), chaque jour, la personne la plus détestée sur "les réseaux sociaux" se voit mourir dans d'atroces souffrances. On a droit au piratage d'abeilles-drones, mouchard parfait des gouvernements introduit grâce à l'extinction des abeilles.
Cette chronologie n'est pas anodine.
1) un égo mis à mal par les réseaux sociaux
2) un test foireux qui tue le cobaye venu là pour postuler.
On est ici en pure subjectivité à suivre la puis le protagoniste pour qui les choses se dégradent
3) un maître chanteur qui menace de dévoiler les penchants pédophiles de ceux qu'il pirate
4) l'occasion de vivre ce qu'on regrette de ne pas avoir vécu avant de mourir ...et choisir la relation homosexuelle.
Ici, la subjectivité laisse place au groupe ou au couple. il me semble que pèse la propagande transgressive et "de genre" tel qu'il faut normaliser le standard "pédo" comme étant monsieur tout-le-monde derrière son écran ainsi que le couple homo, expérience immanquable!
5) soldats manipulés pour avoir la rage contre leurs semblables
6) Enquête policière sur le piratage d'abeilles drones venues palier à la disparition des abeilles
Ici on quitte de plus en plus la subjectivité pour se retrouver au sein des organes répressifs. On nous montre des technologies "bienfaitrice" mais détournées de leur "but" et on est dans l'action pour réagir, contrairement aux premiers épisodes où tout n'est que passivité ou soumission. Néanmoins, la technologie est trop forte et ceux qui la détournent sont trop puissants, ainsi, on assiste à l'échec de toute justice et au triomphe de la manipulation.
Les 2 premiers sont là pour accrocher large, 3 et 4 pour confirmer le standard transgressif et chopper des €, 5 et 6 pour signifier qu'il faut tout sécuriser et chopper des $. De manière générale, c'est la foire aux tablettes et smart-phone et le placement de produit s'y est bien vautré.
Donc, c'est dur à évaluer globalement car en gros, les épisodes destinés à séduire le publique en début de saison sont effectivement séduisants et par la suite, ça devient dur à avaler, parfois pénible, pour finir avec la vague impression de se faire entuber!
Créée
le 11 nov. 2016
Critique lue 403 fois
7
le 25 nov. 2013
SuivreAvant de commencer, je dois dire que je ne savais pas trop quoi penser du concept. Je me demandais s'il était judicieux pour une série de faire des épisodes indépendants les uns des autres, avec...
5
le 7 mars 2016
SuivreAvant d'appréhender une oeuvre comme Black Mirror, il convient de se poser la question qui fâche : pourquoi un auteur se pique-t-il de faire de l'anticipation ? Réponse : parce que c'est un genre "à...
8
le 12 oct. 2012
Suivre[critique faite après le visionnage de la première saison uniquement] Black Mirror est une série de trois moyens métrages ayant pour fil rouge l’influence néfaste des medias et des nouvelles...
2
le 7 août 2014
Suivrele 13 août 2014
Pour tenter d'éviter de se tromper, "The signal" se contente de ne rien dire. On sait, on comprend, vu l'affiche, qu'il y a un mystère sous-jacent, quelque-chose, mais: se dévoilera-ce...
5
le 30 sept. 2013
Suivrele 30 oct. 2013
Je viens de voir ce film qui semble aujourd'hui enrobé de la précieuse aura de "film culte"! Certes, c'est un pur produit du marketing qui faisait peut-être mouche en 1985 laissant un effet...
7
le 4 mai 2023
SuivreIl est assez inattendu de trouver une série belge de ce niveau ! Sous différents angles, que sont la photographie, le jeu, le rythme, la crédibilité et le sujet en lui-même qui ouvre sur différentes...