Série très réussie qui décrit subtilement comment, dans un contexte psychiatrique (qui plus est carcéral), peut naitre une empathie entre personnages (entre soignants et patients ou entre les soignants eux-mêmes), quand bien même l’antipathie semble pouvoir régner en maitre. Mais c’est aussi l’empathie du spectateur que s’attache à créer sa réalisatrice Florence Longpré, qui joue le rôle principal, celui d’une psychiatre nouvellement arrivée dans le service ; le ressort de cette empathie est sans doute le fait que les personnages principaux, soignants, sont eux aussi pris dans d’insondables problèmes psy et que l’attention qu’ils accordent aux souffrants leur est comme restituée par qui les regardent agir. Et comme le rire (né de situations parfois cocasses et de dialogues savoureux) accompagne ce qu’il y a de dramatique dans la vie des pensionnaires et des soignants, la série emporte l’adhésion (ce qui lui a valu le prix du public à l’édition 2025 de SériesMania), plus encore, à mon sens, que la très bonne série Wakefield de Kristen Dunphy, qui montrait également un infirmier psychiatrique en prise avec ses patients comme avec ses démons.