Hello Ladies, c’est cette mini-série HBO créée par Stephen Merchant, qui joue aussi le rôle principal : un Anglais maladroit en quête d’amour dans le bling-bling de Los Angeles.
Sur le papier, c’est prometteur : une comédie sociale sur le malaise, un peu à la The Office… mais version californienne. Sauf qu’à l’écran, ça tourne souvent à vide.
Le malaise, c’est le cœur du show. Et si certaines scènes fonctionnent – oui, on rit parfois – la mécanique devient vite répétitive. On voit venir le gag, on anticipe la gêne, et au bout de quelques épisodes, ça s’essouffle.
Stuart, le personnage principal, est volontairement arrogant, pathétique, souvent irritant. Et le souci, c’est qu’on n’arrive jamais à vraiment s’y attacher. Il fait tout pour qu’on le regarde… sans jamais nous donner envie de le suivre.
La réalisation est sobre, l’écriture inégale. Il y a quelques moments justes, surtout dans les relations secondaires, mais ils sont trop rares pour vraiment émouvoir.
En bref ? Hello Ladies, c’est une série qui a de l’idée, mais qui ne creuse jamais assez. Un humour social qui frôle le cynisme, sans jamais trouver le cœur. Pas désagréable à regarder, mais clairement oubliable.
Ma note : 5.5 sur 10. Une série qui gêne plus qu’elle ne touche, et c’est dommage… parce qu’elle aurait pu.