- J'ai décidé de me lancer dans The 100, et honnêtement, j'ai été globalement très déçu. Ce qui commence comme une idée intrigante de science-fiction post-apocalyptique se transforme rapidement en un enchevêtrement de décisions illogiques, de drames adolescents incessants, et d'une progression narrative qui semble s'efforcer de rendre les personnages le plus misérables possible. Ma note finale est un 3/10.
Saison 1 : La (fausse) promesse
- La première saison était de loin la meilleure, mais c'est un compliment à peine voilé. L'idée de 100 délinquants envoyés sur une Terre prétendument inhabitable était un bon point de départ. J'ai aimé la dynamique de survie, les premières confrontations avec la nature et la découverte des "Grounders". Le problème, c'est que même ici, les décisions des personnages sont exaspérantes. Pourquoi ne pas allumer un feu de signalisation immédiatement ? Pourquoi tant de querelles juvéniles quand leur survie est en jeu ? La transition de l'Arche est lourde et les flashbacks sont maladroits. C'est regardable, mais le potentiel est déjà gâché par un excès de mélodrame.
Saison 2 : Le pic et le déclin
- La saison 2 atteint un certain sommet d'intensité avec l'intrigue du Mont Weather, un arc narratif tendu et moralement ambigu. C'est à ce moment-là que la série devient réellement sombre et pose des questions intéressantes sur ce qu'il faut sacrifier pour la survie. Mais les relations entre les personnages commencent à devenir le focus principal, éclipsant la science-fiction. La série essaie trop fort de créer des situations impossibles, et la résolution de l'arc de Mount Weather est d'un cynisme forcé. On sent que les scénaristes ont peur d'un moment de bonheur simple pour leurs personnages.
Saison 3 : Le grand tournant raté
- La saison 3 est celle où j'ai commencé à vraiment décrocher. L'introduction de l'intelligence artificielle ALIE et de la Cité de la Lumière a complètement dénaturé la série. On passe d'un récit de survie post-apocalyptique à une histoire de piratage et de réalité virtuelle. L'intrigue devient incompréhensiblement complexe pour rien. Des personnages que j'avais appris à apprécier deviennent des coquilles vides ou prennent des décisions qui ne correspondent plus du tout à leur développement antérieur. La mort de certains personnages clés semble être un simple choc gratuit pour l'auditoire. L'histoire des clans commence à devenir confuse et répétitive.
Saison 4 : La répétition fatiguée
- La saison 4 a ramené la menace de la fin du monde (Praimfaya), mais cette fois, ça m'a semblé être une simple redite de la menace du Mont Weather ou de la survie de la saison 1. Les enjeux sont censés être plus importants, mais l'effet est inverse : c'est ennuyeux. On assiste à une série de courses contre la montre pour des bunkers ou des fusées, et la narration semble s'être installée dans un cycle où les personnages doivent constamment choisir le "moins pire" des scénarios, sans jamais trouver de véritable stabilité ou de victoire significative. J'ai ressenti un épuisement narratif.
Saison 5 : L'arrivée dans l'espace (et la fin de mon intérêt)
- Avec la saison 5, on fait un saut dans le temps et on introduit un nouveau groupe de survivants de l'espace (Eligius IV). C'est le moment où la série se met à tourner en rond. Les personnages se retrouvent à se battre pour le dernier bout de terre fertile, un motif qui était déjà usé. Les flashbacks et les ellipses sont mal gérés et le nouveau groupe n'est pas particulièrement intéressant. La série essaie de justifier les actions horribles des héros en les faisant toujours passer pour des victimes des circonstances, mais cela ne fonctionne plus. Chaque personnage est un traumatisé de guerre, mais ils sont aussi les architectes de leurs propres misères.
Saisons 6 & 7 : La galaxie des incohérences
- Les saisons 6 et 7 ont été la goutte d'eau. La transition vers l'espace, l'exploration de nouvelles planètes et l'introduction d'un concept de science-fiction beaucoup plus large (voyage interstellaire, distorsion du temps) a achevé de dénaturer la série. Les incohérences de l'univers explosent. J'ai eu l'impression de regarder une autre série. L'intrigue des Primes, les pierres de l'Anomalie et la mythologie de la Transcendance m'ont paru prétentieuses et forcées. La fin, en particulier, est un cliché de science-fiction qui efface tout le développement et les souffrances des personnages au lieu d'y apporter une conclusion satisfaisante.
Conclusion
- En résumé, The 100 a échoué à mon sens en voulant être trop de choses à la fois : une série de survie, un drame politique, un récit d'horreur, et une saga de science-fiction cosmique. À chaque saison, les enjeux augmentent artificiellement tandis que la qualité de l'écriture diminue. Je n'ai plus pu m'attacher aux personnages, car ils étaient constamment obligés d'être des monstres tragiques pour faire avancer l'intrigue.
- Le positif (3/10) : L'idée de départ (Saison 1) et l'arc du Mont Weather (Saison 2).
- Le négatif : La surenchère dramatique, les incohérences, l'effondrement du genre initial, et une fin insatisfaisante.