Il faut une certaine audace pour pondre une sitcom aussi creuse, datée et déconnectée que We Are Men. CBS, en 2013, nous a livré une série qui tient davantage du sketch raté que de la comédie télé digne de ce nom. Deux épisodes ont suffi pour comprendre : il n’y avait rien à sauver.
Présentée comme une série sur l’amitié masculine post-divorce, elle accumule tous les poncifs sans jamais en détourner un seul. Drague lourde, personnages en carton-pâte, humour prévisible au possible… Le tout servi par un casting pourtant prometteur (Tony Shalhoub, Kal Penn), mais complètement bridé par une écriture paresseuse.
Aucune sincérité, zéro alchimie, des blagues qui auraient déjà été ringardes dans les années 90 : We Are Men n’est ni drôle, ni touchante, ni même divertissante. Elle ne se contente pas d’être oubliable, elle est gênante de bout en bout. Un naufrage télévisuel express qui a au moins eu la décence de ne pas s’éterniser.