J’ai été complètement happé par When No One Sees Us. Au départ, je m’attendais à un thriller plutôt classique, mais la série prend vite une autre tournure. On se retrouve dans un village andalou baigné de soleil, pendant la Semaine sainte, et pourtant, ce n’est pas du tout une carte postale : c’est tendu, rugueux, presque étouffant.
Le duo formé par Maribel Verdú (incroyable de justesse) et Mariela Garriga fonctionne super bien. Il y a une vraie tension entre leurs deux mondes — la Garde civile d’un côté, l’armée américaine de l’autre — et la série s’en sert intelligemment pour parler d’identité, de territoire, de loyautés troubles.
Ce qui m’a fasciné, c’est à quel point la mise en scène joue avec la lumière. Tout est beau, lumineux, presque mystique... mais ce qu’on gratte dessous est bien plus sombre. Le contraste est puissant, presque dérangeant, et ça donne une vraie profondeur aux personnages et à l’enquête.
Ce n’est pas juste une histoire de meurtre ou d’espionnage militaire : ça parle aussi des gens qu’on ne regarde jamais, de ce qu’on cache sous les traditions, de ce qui se passe “quand personne ne nous voit”. Et c’est justement là que la série m’a eu.