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Télé-zobbies
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Quand un réalisateur arrive à créer autant de moments de pur cinéma (du genre de ceux qu'on ne voit absolument jamais dans les films de divertissement insipides), parvient à construire un univers, et un décor lisible avec des idées simples mais géniales (tout ce qui est relatif à la digue est dantesque), sur une base qui m'évoque les meilleurs moments de Mad Max 2, comment faire la fine bouche en fait?
Alors certes c'est parfois de très mauvais goût, parfois même un peu con, mais le charme naît de ce mélange improbable de ratés et de réussites fantastiques. S'il y a des ratés, c'est parce qu'on n'a pas en mise en scène pilotée par IA, on a un type qui tente des vrais trucs et qui se foire.
Ce qui symbolise le mieux la réussite du film, c'est le traitement du personnage de Ralph Fiennes. Tous les éléments sont mis en place pour avoir la caricature du personnage loufoque et glauque façon borderlands vu et revu.
Tout mène à penser que le gosse et sa mère vont prendre cheros dans cet environnement ultra hostile.
Tout le décor construit par le personnage de Fiennes, avec cet amoncèlement de crânes donne à penser qu'on va rentrer dans l'horreur absolue (beaucoup de gens renvoient à Cannibal Holocauste, mais absolument rien à voir), et en fait non.
On se retrouve avec une intrigue terriblement humaine, mélancolique, profondément touchante (même dans des légers moments de n'importe quoi qui finissent par prendre du sens dans cet univers perdu, en particulier le moment où le fils monte au sommet de la tour de crâne, c'est à la fois lunaire et en même temps assez majestueux).
Quel vent de fraîcheur de trouver ça dans un film de zombie qui fait mine de jouer la carte du grandiloquent.
Boyle a plein de défauts, avec sa mise en scène et son montage dopé aux stéroïdes façon Tony Scott, son utilisation ultra ostentatoire de la musique, et parfois il stoppe tout, il pose son film, son ambiance, et on y est.
La scène de la poursuite sur la digue représente un peu tout ce qui traverse le film. C'est terriblement beau (les plans sont sublimes, mais au-delà de ça rien que le concept saint-michelien avec l'enjeu liée à la marée qui peut faire disparaître les personnages dans les flots à tout moment), et puis cette utilisation masterclass de la musique de Wagner qui participe à créer un sentiment de plénitude absolue (et qui me rappelle directement l'un des plus beaux passages d'"Eureka" de Nicolas Roeg), et parfois terriblement nanar (avec ce néanderthal qui tape des sprint et sa teub jouant le balancier dans le mouvement).
Et cette fin power rangers compatible. Grotesque. Mais Dario Argento a bien réussi à signer un chef d'oeuvre avec des morceaux de n'importe quoi quand il a réalisé "Opera", alors pourquoi pas ?
Et je suis même sûr que Boyle sera capable de tirer de la beauté de ce grotesque, et encore une fois, saura surprendre.
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le 23 juin 2025
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