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Duo à trois
Ayant combattu aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie, la Hongrie de l'après guerre doit faire face à sa politique impérialiste. La défaite de Ferenc Szálasi, imposé par Hitler permet aux anciennes...
le 16 sept. 2015
Ce film est une lutte. La lutte contre les souvenirs qui se morcèlent, la lutte contre l'attente, la lutte contre le régime totalitaire qui sévit dans une Hongrie malheureuse qui sépare les hommes et femmes qui s'aiment. C'est une lutte pour trouver de l'argent, une lutte pour sourire, une lutte même pour dormir.
Dans ce film, l'amour est une lutte aussi. Il faut du courage pour s'aimer les uns les autres dans un régime oppressif. Károly Makk met brillamment en scène deux femmes luttant contre la réalité des choses : la vieille mourrante qui perd la boule, et la jeune mariée presque veuve. Nous avons sous les yeux plusieurs formes d'amour, mais toujours celui qui est inconditionnel, celui qui transcende le temps. Derrière les fenêtres d'une maison vide ou les barreaux d'une prison, ce lien reste indéfectible, et ce sont les femmes qui le portent, car elles sont les seules à pouvoir le faire. Puisqu'il faut du courage pour aimer.
Le film a gagné le prix du Jury au festival de Cannes en 1971, ainsi que le prix OCIC. Une belle reconnaissance pour ce cinéaste qui finalement ne s'est pas si bien exporté que ça en France. Une petite pétite à découvrir sur outbuster.com
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Créée
le 14 févr. 2025
Modifiée
le 14 févr. 2025
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