Après être doucement tombé dans l'oubli durant les années 90, éclipsé par une jeune génération de cinéastes amateurs d'horreur et de fantastique, George Romero revient derrière la caméra en 2000 et tourne laborieusement Bruiser, qui sortira deux ans plus tard en France dans l'indifférence la plus totale. L'idée de départ était bonne, celle de ce cadre moyen, faible et impuissant, qui se fait rouler de toute part par son entourage. Hélas, lorsqu'il devient ce tueur démoniaque affublé d'un masque blanc qu'il ne peut ôter, tout dégringole...
Avec Romero aux commandes, on était en droit de s'attendre à un thriller choc, sanglant, voire effrayant ; il n'en est rien. La violence est édulcorée, les dialogues sont vains, les lenteurs s'accumulent et le tout s'apparente plus à un téléfilm policier qu'à un nouveau chef-d’œuvre du maitre du genre. Ainsi, avec un rythme inégal, des acteurs peu convaincants et surtout une musique jazzy digne d'un épisode de "Derrick", Bruiser demeure raté, sans charme ni saveur. Sûrement l'un des plus mauvais films de Romero.