Un groupe de survivants, piégés dans un immeuble et placés en quarantaine, fait face à une épidémie inconnue et tente de survivre face à des infectés dont le comportement évolue de manière imprévisible ...
Fort d'une expérience de mise en scène de vingt ans et après entre autres le raté Bando (2020) ou le ridicule Jungyi (2023), le réalisateur s'associe une fois encore pour l’écriture au scénariste de la grotesque Jiok (2021) ...
Après le train, l'immeuble ...
La facilité de renouveler le propos de l'enfermement propose ici un problème différent : le surcoté Busanhaeng (2016) montrait des zombies qu'on ne peut distancer ... Ici les infectés - toujours très vivaces - s'adaptent aux ruses des vivants pour les contrer.
L'intention est louable : Le rythme, la tension et le spectacle sont au rendez-vous, mais le résultat est une fois encore en deçà des attentes.
Si la mise en scène est appliquée et appropriée au genre, le scenario, vaguement original, est particulièrement débile.
Les personnages n'ont guère de charisme. Au-delà d'une diversité caricaturale ils sont mal écrits et leur interprétation est fréquemment exagérée, jusqu'à irritante.
Les dialogues rasent les pâquerettes, sans surprise.
Les maquillages sont insuffisants, du rouge, du blanc et une paire de lentilles colorées ne suffisent pas à convaincre un familier de métrages d'horreur.
Les habitudes de série B (assumée ici) ne manquent pas : Scientifique dérangé, dévotion, comportements peu réfléchis, invraisemblances et sur-explications, filmage parkinsonien de l’action ... En y ajoutant des zombies amateurs d'acrobaties clownesques.
Les décors ne sont quasiment que murs et vitres couverts de mucus ...
Gunche, parfois agréablement généreux et gratuit, est trop long pour un film de genre et use (volontairement ou pas) de références désuètes (Day of the Dead et ses deux précédents, par exemple ...).
Moins divertissant qu'il est répétitif et prévisible, moins amusant qu'il est oubliable, il confirme possiblement la maladresse du réalisateur coréen dans l'exercice ...
Pas vue, pas prise ...