Franchement, le début m'a plu.
Y a une recherche esthétique, de beaux décors, de beaux costumes. Bon, la bataille n'est pas géniale, là on voit les limites du budget et puis Besson y insère des idées visuelles déjà un peu douteuses. Mais c'est globalement plaisant. Après, c'est la débandade. Les acteurs secondaires ont l'air de ne pas trop savoir quoi faire, seul le petit dracula est à fond dans son rôle. Les idées bizarres sont de plus en plus nombreuses : le temps d'une scène Besson s'inspire de tel ou tel film, mais ça ne marche pas dans l'ensemble et même pris à part, ce n'est pas forcément bien exécuté. De plus, le bougre décide de filmer de face ses gargouilles dans un CGI hideux. Le film ressemble d'ailleurs parfois à une comédie, avec des maquillages pas terribles, des interprétations plus comiques que sérieuses, des effets spéciaux moches... parfois l'humour est volontaire, c'est sûr, mais à d'autres endroits, ce n'est pas le cas.
Puis il y a la comparaison inéluctable avec le grand frère made in Coppola. Besson s'en sort mieux quand il réinvente l'histoire, qu'il se démarque de son prédécesseur, par contre, dès que ça ressemble, on tombe dans une pâle copie dont on se demande quel est l'intérêt d'avoir gardé cette scène.
L'écriture n'est pas top non plus ; l'auteur s'égare avec tous ses personnages et finit même par donner un point de vue compatissant sur Dracula malgré tout ce qu'il peut faire de mal. Autant on a critiqué Polanski pour ses derniers films comme étant une façon de se poser en victime, autant ici je n'ai rien lu à ce sujet alors que ça me paraît plus évident. Et Polanski, indépendamment de ses démêlés judiciaires, propose de bons films. Ici, c'est quand même assez maladroit, alors forcément, si en plus on doit prendre en pitié le pauvre petit Dracula...
Bref, ça commence très bien et puis ça tombe à plat dans la soupe.