Ohm Bauman (Adam Scott) est un jeune auteur à succès et termine le dernier volet d'une trilogie. C'est un homme solitaire et désillusionné, qui semble rongé par des démons intérieurs. Après avoir vu ou cru voir le fantôme de sa mère, il s'installe dans l'hôtel où ses parents avaient passé leur lune de miel et disperse leurs cendres à proximité. L'établissement se trouve en pleine campagne, et au dernier étage, la suite nuptiale est interdite. D'après les rumeurs, elle serait hantée par une sorcière maléfique...
Écrit et réalisé par Damian Mc Carthy (2026), "Hokum" est un thriller et film d'épouvante irlandais. Son intrigue, où se croisent plusieurs thématiques, est captivante et bien ficelée. L'humour (noir) des dialogues apporte un côté savoureux, et à la qualité du script s'ajoute une brillante mise en scène. Chaque cadrage, chaque plan est conçu de manière à instaurer une atmosphère immersive et envoûtante. Pour un enfant, une simple maison peut donner l'impression d'être un lieu immense et vaguement inquiétant, où il peut se perdre. Ici, le spectateur est en quelque sorte placé dans une situation similaire : la parfaite maîtrise et l'ingéniosité du réalisateur permettent de transformer un hôtel de campagne et une chambre nuptiale en un décor angoissant et labyrinthique. La photographie est très soignée, et visuellement, le résultat est impressionnant.
En allant voir "Hokum", je ne m'attendais pas à grand-chose, tant les bons films diffusés en salle sont devenus rar(issim)es. Mais de la première à la dernière scène, j'ai été scotché. Tant pour ses qualités esthétiques que scénaristiques, cet excellent thriller psychologique et fantastique se distingue fortement de la plupart des actuelles productions du genre. C'est une authentique réussite, et dans ce contexte délétère, une heureuse surprise. Je recommande vivement