9
839 critiques
Les mêmes droits pour tous ?
Callahan. Monsieur ? Ne recommencez pas une affaire du genre de celle du quartier de Fillmore, il y a un an. Compris ? C'est contraire à ma politique. Lorsque je vois un adulte du sexe...
le 11 août 2022
L'intro fait montre d'emblée d'une maîtrise dans la mise en scène en faisant la part belle aux panoramiques, avec de petits à-coups mais qui participent à l'aspect artisanal des années 70. Toutes ces vues plongeantes sur San Francisco ont d'ailleurs changé la perception que j'avais d'une ville pentue à la Montmartre que l'on voit d'ordinaire au cinéma. La forme est donc assez réussie si on met entre parenthèses la B.O peu inspirée. Le casting aussi fait le job et les punchlines de Clint fonctionnent bien.
Le problème survient petit à petit et il s'appelle la rigueur scénaristique. Je suis bon client avec certains défauts dans les films mais les aberrations scénaristiques ont tendance à m'exaspérer. Ici elles arrivent à peu près en même temps que Scorpio alias le méchant tête à claques qui réussit toujours à s'enfuir, y compris quand la police cerne l'immeuble où il se trouve.
Mais le climax de l'aberration se produit lors de la scène "juridique" qui ne passe pas du tout. Elle est censée remonter le spectateur contre la justice américaine mais elle parvient surtout à remonter contre le scénariste.
Ok l'inspecteur n'avait pas de mandat pour pénétrer chez le méchant mais le fait que ce dernier ait révélé où se trouvait l'otage et qu'on n'ait pas ne serait-ce que relevé les empreintes sur le lieu du crime, sans parler de l'hospitalisation tranquille du gars sans que la police ne surveille un tantinet les hôpitaux. Bref la liste ne s'arrête pas là mais certaines facilités scénaristiques sont trop grosses pour pouvoir adhérer au projet.
Etant donné le statut du film les défauts paraissent d'autant plus aberrants et la badassitude annoncée n'est pas à un niveau ouf. Le flic de droite qui tire d'abord et qui voit après y en a plein Hollywood. Par contre le placement de produit du flingue c'est moins banal et la métaphore phallique qui va avec est tout aussi subtile.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les pires films des grands réalisateurs
Créée
le 3 juil. 2017
Critique lue 1.2K fois
9
839 critiques
Callahan. Monsieur ? Ne recommencez pas une affaire du genre de celle du quartier de Fillmore, il y a un an. Compris ? C'est contraire à ma politique. Lorsque je vois un adulte du sexe...
le 11 août 2022
7
300 critiques
Apres avoir laissé passer quelques temps entre le visionnage et l'écriture de cette critique je dois bien avouer que quelque chose a muri. Quelque chose qui déjà s'insinuait alors que les notes...
le 25 juin 2012
7
895 critiques
Quel plaisir de se replonger, 30 ans après une première vision (le film en a lui-même 40...) dans la genèse des films de flics réacs et brutaux, de ceux pour qui le scénario justifie forcément...
le 17 mars 2011
5
727 critiques
Ca fait belle lurette que Besson ne m'a plus émoustillé avec ses films mais à l'annonce d'un tel projet c'était un peu revenu. Au même titre qu'un Ridley Scott par exemple la nostalgie de ses...
le 27 juil. 2017
10
727 critiques
Enfin un film qui tient ses promesses, les multiples bandes annonces faisaient plus que saliver et je redoutais qu'elles aient défloré trop de choses sans parler de la déception qui suit...
le 14 mai 2015
6
727 critiques
Force est de constater que J.K. Rowling n'est pas aussi bonne scénariste qu'elle est romancière. L'univers étendu du "wizarding world" est un écrin exceptionnel qui représente l'intérêt majeur de...
le 14 nov. 2018
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème