• Ce film, Les Figures de l'Ombre, c'est typiquement le genre d'histoire qui te prend aux tripes parce que tu sais que c'est vrai. Moi, ce que j'ai adoré, c'est de découvrir le rôle absolument essentiel joué par ces trois femmes afro-américaines Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson dans la course à l'espace de la NASA. Leur histoire est tellement inspirante, une leçon de persévérance face à la double ségrégation raciale et sexiste de l'époque.
  • ​J'ai mis 7/10 parce que, même si le fond est puissant, la forme m'a parfois laissée sur ma faim. Le casting est excellent, j'ai trouvé Taraji P. Henson très juste dans le rôle de Katherine Johnson, et le film transmet cette ébullition des années 60 et ce sentiment que tout est possible si on se bat. Il y a des scènes vraiment fortes et émouvantes, comme la course de Katherine pour aller aux toilettes réservées aux « gens de couleur ». C'est là que tu te dis : « Wouah, ça, c'est du cinéma qui sert à quelque chose. »
  • ​Cependant, j'ai trouvé que la réalisation de Theodore Melfi était un peu trop académique, trop lisse. On est dans le biopic américain classique, très bien ficelé, mais qui n'ose pas vraiment sortir des sentiers battus. Le récit déroule l'histoire de façon très efficace, mais il ne recule devant aucun artifice pour forcer l'émotion. Parfois, j'ai eu l'impression que les violons étaient un peu trop appuyés, surtout dans les moments de la vie personnelle des héroïnes. Le scénario est tellement désireux de nous faire aimer et admirer ces femmes qu'il en devient prévisible.

Conclusion

  • ​Au final, je suis sortie de la salle avec le sentiment d'avoir vu un excellent feel-good movie progressiste, parfaitement calibré pour un large public. C'est un film qui est important par ce qu'il raconte la réhabilitation de figures oubliées de l'Histoire et qui est très plaisant à regarder. Mais c'est son manque d'ambition formelle et son côté gentillet, malgré la gravité du sujet, qui m'empêche de lui donner une note plus élevée.
  • ​C'est un film à voir absolument pour l'histoire, les performances, et le message, mais il ne révolutionne pas le genre du biopic.

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le 22 nov. 2025

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DirtyVal

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