Bien que «Les Guerriers du Bronx» premier du nom, soit une série B (lorgnant vers le Z) loin d’être aussi sympathique et divertissante que sa réputation veut le laisser croire, le film connut un succès international conséquent, notamment aux USA.

Naturellement, les producteurs de la Fulvia veulent surfer sur la vague et lancent donc dans le foulée, le projet d’une séquelle au scénario écrit à la va vite.

Une multinationale veut raser le Bronx et éliminer tous ses habitants afin de réhabiliter le quartier pour une opération immobilière lucrative, appuyée par la classe politique en place.

Mais les derniers habitants (ou plutôt délinquants), peu enclins à se laisser déloger, se réunissent pour organiser la rébellion. Bref, rien de très original...

On retrouve donc le personnage de Trash, toujours interprété par le monolithique et ridicule Mark Gregory, un peu plus empâté depuis le premier film, qui va s’allier aux autres gangs du quartier et devenir l’un des leaders de la lutte.

Le réalisateur Enzo G. Castellari rempile également mais sans conviction, obligé contractuellement de retourner derrière la caméra.

Déjà peu emballés par un premier opus paresseux et particulièrement risible, on ne pouvait que s’attendre au pire devant cette suite opportuniste.

Finalement, il ne faut pas se fier aux apparences. Si on nage toujours dans un océan d’invraisemblances et de bêtises, le film se laisse tout de même regarder grâce à son flot quasi ininterrompu de scènes d’actions, cette fois-ci plutôt bien emballées.

Castellari qui déclare pourtant mépriser ce film qu’il considère comme impersonnel, se lâche enfin et enchaine avec rythme et violence, les affrontements entre les autorités et les rebelles. En évitant ce fois-ci l’ennui du premier film, on oublie les nombreuses absurdités qui jalonnent le film : Trash qui flingue avec un six coups qu’il ne recharge jamais, des soldats qui se font presque délibérément dézinguer, l'émotion hilarante de Trash après la mort de ses parents, etc....

Aux cotes de Mark Gregory, on retrouve un habitué des films d’exploitations italien, l’américain Henry Silva, une gueule venue ici cachetonner de la manière la plus éhontée et Timothy Brent (alias Giancarlo Prete), déjà vu chez Castellari dans le nullissime «Les Nouveaux Barbares».

On l’aura compris, cette séquelle ne brille ni pour son originalité, ni pour son intelligence (loin de là) mais s’avère finalement bien supérieure au film précédent par la générosité de ses scènes d’actions. Un bon petit nanar comme on les aime.

Massimiliano_N
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le 3 juil. 2025

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Massimiliano_N

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