9
le 11 juil. 2014
SuivreMagnolia Faux Rêveur
Magnolia te prend et t'emmène. C'est un fait. Si tu restes à quai, c'est que tu n'as pas de cœur. Et puis c'est tout. C'est comme une farandole mais avec des gens, un manège qui te fait croire qu'on...
Généralement j'aime bien ce type de film dit "choral", où l'on suit les destins croisés de plusieurs personnages, pas forcément liés au départ.
Au virage du nouveau millénaire, on a vu fleurir ce type de films, à commencer par "American Beauty" de Sam Mendes, mais aussi "Crash" de Paul Haggis, ou même "Paris" de Cédric Klapisch, entre autres exemples.
Avec "Magnolia", Paul Thomas Anderson signe l'un de ces films mosaïque : une fresque ambitieuse de trois heures qui ne laisse pas indifférent, dans lequel le jeune réalisateur américain multiplie les scènes aussi éprouvantes que mémorables, avec une force émotionnelle rare.
Dès le prologue narrant trois légendes urbaines, qui introduit brillamment le thème central du film, autour des notions de hasard et de destinée, on est happé dans l'univers singulier de PTA.
Le réalisateur peut s'appuyer sur des comédiens talentueux, emmené par Julianne Moore, William H Macy, John C Reilly ou Jason Robards, qui pour certains incarnent sans doute le rôle de leur vie, à l'instar du jeune Jeremy Blackman, de Melora Walters, de Philip Baker Hall, voire de Tom Cruise, totalement investi dans son personnage.
A contrario, "Magnolia" comporte quelques défauts gênants : sur la forme, le film apparaît parfois boursouflé voire prétentieux, et sur le fond le propos peut sembler moralisateur et un brin convenu.
Ainsi, on pourra reprocher à PTA de sortir l'artillerie lourde, frôlant plus d'une fois la surenchère dans le misérabilisme, avec une somme incalculable de malheurs et de souffrances s'abattant sur les différents personnages. On aurait souhaité davantage de sobriété par moment.
D'autre part, écueil classique du film choral, certains personnages apparaissent quelque peu sous-exploités, à l'image du père indigne qui exploite son jeune fils, de l'ancien petit génie à la dérive, voire de l'infirmier incarné par Philip Seymour Hoffman.
Malgré ces quelques bémols, la mise en scène inspirée de Paul Thomas Anderson et la force de son propos font de "Magnolia" un vrai bon moment de cinéma, l'un de mes films préférés du cinéaste américain, juste derrière son chef d'œuvre "Boogie Nights", sorti deux ans auparavant.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleures ouvertures de films, Les meilleurs films de Paul Thomas Anderson, Les meilleurs films avec Julianne Moore, Les meilleurs films avec Tom Cruise et Les meilleurs films avec John C. Reilly
Créée
le 31 mars 2015
Critique lue 406 fois
9
le 11 juil. 2014
SuivreMagnolia te prend et t'emmène. C'est un fait. Si tu restes à quai, c'est que tu n'as pas de cœur. Et puis c'est tout. C'est comme une farandole mais avec des gens, un manège qui te fait croire qu'on...
7
le 15 juin 2012
SuivreC'est au cours de trois heures de film qu'Anderson nous fait suivre la journée de neufs personnages qui n'ont, à première vu, aucun lien les uns avec les autres. On se laisse emporter par leurs...
8
le 7 mars 2015
SuivreMais ou sommes nous ? Ce sentiment étrange de ne pas connaitre ce monde qui nous entoure, cette folie, ces coïncidences qui mènent à l'interrogation, ce plongeur qui vole dans le ciel. Pour son...
4
le 20 juil. 2017
SuivreCette fois, plus de doute, le cinéma d'Edgar Wright, quelles que soient ses qualités objectives, n'est définitivement pas pour moi. D'ailleurs je le pressentais déjà fortement (seul "Hot Fuzz"...
4
le 4 août 2022
SuivreC'est le genre de film qui me file un méchant coup de vieux : c'est bruyant, bavard, ça se veut drôle et décalé mais perso ça m'a laissé complètement froid, tant les personnages apparaissent...
9
le 2 avr. 2015
SuivreLe magazine haut de gamme des faits divers français, qui contrairement aux (nombreux) ersatz sur la TNT, propose toujours des enquêtes sérieuses, très documentées, sachant intriguer sans tomber dans...