Il faut que j'écrive sur mon amour pour ce film (avec un prisme chrétien) que tout le monde ne va pas aimer, le trouvant borderline dans sa réalisation et son "accoutrement", ce que je conçois totalement. Donc, en dehors d'être légèrement entaché par "l'esprit du bouddhisme" (le bouddhisme est tiré de l'hindouisme, qui n'est rien d'autre que l'adoration de démons, oui je le dis) ce film criant de vérité hurle dans chaque image sa sincérité et son dégoût du monde dans lequel nous vivons. Ne pas aimer ce monde (de ténèbres) est bon signe selon la Bible, cela prouve en tout cas que vous êtes encore réceptifs aux choses de Dieu, aux choses vraies, à tout ce qui est honorable. On rit dans ce film aussi, l'humour est parcimonieux et bien rythmé, toujours bien senti. C'est donc un parcourt initiatique pour notre personnage joué par notre Gérard Depardieu national, qui n'a jamais été aussi naturel et dans le non-jeu que dans ce film-là. Malade d'une société malade et compliquée, qui n'a aucun sens, loin des valeurs bibliques qui aide à vivre bellement et sans accroche, loin de la foi libératrice et l'espérance du message rédempteur de l'Évangile. Pour se relever et continuer à vivre, il va se rabattre sur l'humanisme certes, mais surtout l'amour qu'il porte pour sa nièce atteinte d'autisme, gentille et conciliante, compréhensive et ouverte d'esprit dans laquelle il va se reconnaître. Il reste encore des gens valeureux, comme des fleurs précieuses, qui valent le coup de se relever, d'avancer et de se battre. "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" nous dit la Bible, comme le Christ a accompli le plus grand acte de bonté en mourant pour nos péchés et sauvant gracieusement ceux qui croient en lui et rien qu'en lui, pas en leur "bonne personne" ni aux bonnes actions de leurs mains. Un message très impopulaire dans un monde où tout se mérite. Le potentiel émotionnel du film est formidable, mais si le film est très émotionnel c'est parce qu'il n'est pas rationnel, parce qu'il est quasiment désespéré en réalité, mais pas complètement nihiliste, étant assez intelligent pour ne pas tomber dans ce travers. Non ici une petite lumière sait se faire voir. On ne rit pas jaune mais on rit, bien que ce soit mêlé avec un peu d'amertume. Mais une étrange douceur ressort principalement de ce long métrage. Volontairement crasseux à l'image mais totalement habité, et le tout transcendé par une superbe musique, selon moi. C'est un film important, en forme d'exutoire, qui répond sans doute à des attentes. Merci Gustave Kerven et Benoît Delépine.