Marsupilami
5.4
Marsupilami

Film de Philippe Lacheau (2026)

Le naufrage prévisible de la Bande à Fifi !

  • Je ne vais pas vous sortir le grand jeu de "l’immense déception", car pour être déçu, il aurait fallu que j’en attende quelque chose. Soyons honnêtes : je me doutais bien que ce film serait un raté intégral. Le visionnage n'a fait que confirmer mes craintes les plus sombres. Pour moi, c’est un 4/10, et je reste poli.

Une réalisation "low-cost" et des gags lourds

  • ​La réalisation de Philippe Lacheau est d'une platitude qui frise le manque de respect pour l'œuvre de Franquin. C’est filmé comme une sitcom à gros budget, sans aucune vision artistique ni poésie. Mais le plus pénible reste les gags : c’est lourd, prévisible et souvent gênant. La "Bande à Fifi" (Tarek Boudali, Julien Arruti) se contente de faire du copier-coller de leurs rôles habituels. Ils ne jouent pas des personnages, ils s'amusent entre potes devant une caméra en oubliant totalement le spectateur.

Un casting en perdition

  • ​Jean Reno : le naufrage d'une icône. C’est le constat le plus triste. Plus les années passent, plus il s’enfonce dans de mauvais films. Il est ici en mode "automatique", le regard vide, récitant son texte sans la moindre conviction. On sent qu’il est là uniquement pour le cachet, et le voir ainsi cachetonner devient franchement lassant.
  • Jamel Debbouze : le piston inutile. On touche ici au point de rupture. Il ne sert strictement à rien dans ce film. Il reprend son rôle du film d’Alain Chabat, ce qui est une aberration puisqu’il n’y a aucune transition ni aucun lien logique entre les deux univers. C’était déjà mauvais chez Chabat, mais ici, c’est encore pire. Mettre Jamel en haut de l'affiche aujourd'hui n'attire plus le public ; il cherche le succès depuis au moins 5 ans sans le trouver. On comprend vite la supercherie : Philippe Lacheau l’a mis là uniquement pour faire plaisir à son copain. C’est du pur copinage, un renvoi d'ascenseur qui plombe encore plus le récit.

En conclusion

  • ​Ce film est une coquille vide, un produit marketing sans âme né du piston et de la paresse. Entre un Jean Reno qui semble attendre la fin de la journée et un Jamel Debbouze inséré au chausse-pied par pur copinage, il n’y a rien à sauver. Je m’attendais à un ratage, je n’ai pas été surpris.
DirtyVal
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le 7 févr. 2026

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