Si ça marche comme un film A24, Si ça sonne comme un film A24 et si ça a le déhanché d'un film A24, est-ce que c'est forcément un film A24 ? Apparemment, la réponse est non vu que c'est une production Blumhouse.
Avec cet extrêmement déconcertant premier long-métrage, Curry Barker réussit là où Kristoffer Borgli a partiellement échoué avec The Drama : insérer une dimension dramatique à lente infusion dans un objet cinématographique résolument tourné vers la comédie grand-guignol et la relation toxique.
C'est généreux au possible, ça joue et gagne sur les trois tableaux (cringe comedy teinté d'absurde qui n'a pas peur de pousser les curseurs, horreur avec pour une fois des jump scares efficaces et drame introspectif à propos d'un "nice guy") et c'est sans doute la meilleure chose que Blumhouse ait faite depuis un paquet d'années. Bref, un régal pour tout amateur de vrai cinoche horrifique décomplexé. Et pour une fois, il est important de noter que la hype "frissons" est justifiée (remember le tapageur The Substance, le disparate Weapons et le corny as fuck Sinners).
Une œuvre maligne appelée à devenir culte et qui ne se repose pas sur son propos social pour faire parler d'elle (ce qui est plutôt rare de nos jours).