Pouah, le coup de frousse total devant Obsession.
Bon, il faut dire que je suis assez facilement impressionnable, c'est vrai, et que j'ai tendance à flipper très rapidement. Je regarde d'ailleurs assez peu de films marketés horreur, surtout lorsque je flaire le film aux jumpscares opportunistes et à la musique trop forte.
Mais il est vrai que je ne boude pas mon plaisir devant des films comme Hérédité ou encore Longlegs, et c'est dans cette exacte lignée que se situe Obsession, à mon humble avis.
Avec une mise en place claire, nette et rapide, Obsession nous lance dans un trip terriblement implacable, et joue en permanence avec son spectateur à tous les niveaux de la flippe.
Arrière-plan toujours oppressant, jumpscares parfaitement dosés et acteur (enfin, surtout actrice pour le coup) qui livre une performance horrifique terriblement dérangeante : oui, Obsession, c'est du très bon.
Au-delà d'un tempo horrifique magnifiquement bien utilisé, Obsession, c'est aussi, dans le fond, un film qui traite des relations toxiques et surtout de l'adoration des hommes envers les femmes (et donc ici de la culture incel) de manière plutôt intéressante.
Bon, le film souffre de quelques problèmes de scénario que j'ai du mal à comprendre, et surtout d'une utilisation de la musique tantôt excellente, tantôt BEAUCOUP trop forte, juste utile pour accentuer la peur (et oui, ça marche, mais du coup ça m'énerve...).
Obsession, c'est donc un film de véritable frousse, et dont certaines scènes vous obséderont (c'est le cas de le dire) encore un certain temps.