Pardonne mon impudeur, lecteur éventuel de cette critique, d’éventer ici ma vie privée mais j’ai un aveu à te faire : avant de voir ce film, j’étais sur le point de quitter une compagne à qui je n’avais rien à reprocher sinon l’absence d’imprévu d’un quotidien parfaitement dépourvu de surprise et d’inattendu. Et en sortant de la salle hyper équipée où, hyper confortablement installé, j’avais passé un peu de moins de deux heures devant ce film présenté comme un film d’une horreur très originale, je n’ai pu m’empêcher de me dire que c’était pure folie. Oui, pure folie que de quitter quelqu’un en aussi bonne santé mentale, trop bonne santé mentale pour aimer quiconque, même une personne aussi aimable que moi, un peu, beaucoup, passionnément parfois, mais surtout pas à la folie.
Aveu numéro deux, moins impudique celui-là, c’est le deuxième Obsession que j’aurai vu dans ma carrière de spectateur : le premier, c’est un brillant de de, non je ne bégaie pas, de de Palma datant de 1977 et sans aucun rapport avec celui-ci même si l’auteur a également Carrie à son actif et que le personnage de Nikki, dans certaines scènes, m’y a fait penser.
Aveu numéro trois : si j’ai bien compris le film, ce dont je ne suis absolument pas sûr, aveu numéro trois et demi, ce qu’il veut dire, ce film, c’est qu’on ne se méfiera jamais assez des vœux, non pas ceux qu’on reçoit ou qu’on envoie chaque année à la saison des vœux, mais ceux dont on serait l’objet.