Le film fonctionne bien. Le casting est au top, l'acting aussi. C'est disruptif et simple comme le veut le film de genre léché des années 2020, les branleurs appellent ça « elevated horror ». Sur ce genre de récit, ce qui compte vraiment c'est le fonctionnement narratif et dramaturgique, et ici ça marche bien. Bien mieux que le surcoté Together, qui ruisselle d'incohérence crasse.
Obsession est intéressant et curieux car on veut voir où ça nous emmène. Surtout, le film nous promet quelque chose et tient cette promesse jusqu'au bout. Le rythme est maîtrisé, la montée en puissance aussi.
Derrière la caméra, Curry Barker : 26 ans, pur autodidacte formé sur YouTube (chaîne That's a Bad Idea), premier long tourné pour 800 dollars, et cette fois un budget d'1 million qu'il a préféré à une offre à 2 millions pour garder la main sur son film. Un mois de tournage, un TIFF en 2025, et 17 millions de dollars de recettes dès la première semaine US, troisième au box-office derrière Michael et Le Diable s'habille en Prada 2. Il écrit, réalise, monte, et double même la voix robotique d'un faux service client planqué dans le récit.