«Napoli Violenta» (titre original de ce «S.O.S Jaguar..») est le second volet de la trilogie consacrée au commissaire Betti après le mythique «Rome Violente» de Marino Girolami. Umberto Lenzi prend ici le relais pour ce qui sera l’une des plus belles réussites du genre.
L’un des poliziottesco les plus accomplis, confirmant que Lenzi demeure un véritable maître du genre.
Finies les petites frappes de la capitale italienne, on s’attaque ici à la mafia napolitaine, la fameuse Camorra. En plus de donner du rythme à une histoire somme toute, classique, enrichie par le folklore local, le cinéaste bourre son film de scènes d’action et de séquences ultra-violentes assez marquantes (le personnage de Franco Odoardi recevant une boule de bowling en pleine face, un gangster sort la tête d'un otage par la fenêtre d’un funiculaire pour lui râper la tête contre un train qui redescend....). On ne s’ennuie pas une seule seconde.
Maurizio Merli, de son côté, ne se ménage pas. Il court, il tire, il donne des baffes, il saute sur le toit d’un funiculaire sans doublure (merci Bebel et «Peur sur la Ville»)... Bref, il représente de la plus spectaculaire des manières, la lutte contre le crime qui sévissait à cette époque.
Si le premier film a permis au commissaire Betti d’acquérir le statut d'icône du genre, ce n'est que grâce à la réalisation vigoureuse de Lenzi que ce personnage exprime son véritable potentiel. A ses côtés, on retrouve deux des grandes figures américaines du bis transalpin, John Saxon et Barry Sullivan qui composent de parfaits mafieux.
A retenir également, le fantastique score de Franco Micalizzi, l’un des meilleurs signés pour Lenzi.
Marino Girolami reprendra le flambeau pour une dernière aventure intitulée «Opération Jaguar», un épisode final beaucoup moins intéressant que celui-ci.