7
le 3 juil. 2020
SuivreL'orque vengeur
Je me souviens que j'avais vu ce film fin 1977 juste avant de partir faire mon service militaire, à cette époque j'allais en salles voir des films uniquement pour me distraire et non pour réfléchir,...
<i>Légers spoilers.</i>
Devant <em>Orca</em>, on pense d’abord au <em><a target='_blank' rel='noopener noreferrer' href="https://boxd.it/4FUNAv" target="_blank">Jour du dauphin</a></em>, autre film hollywoodien qui surfait sur la mania seventies pour les cétacés (sur un mode vaguement hippie typique de l’air du temps, qui fantasmait de ne faire qu’un avec cette nature dont on aurait sous-estimé la folle intelligence). Le film de Mike Nichols frôlait déjà dangereusement la niaiserie, tout en se prenant très au sérieux ; celui de Michael Anderson s’en sort encore moins bien. L’écart entre les péripéties dignes d’un film pour enfants (l’orque qui planifie de renverser du pétrole puis une lampe pour y mettre le feu…), et le sérieux de pape aux accents tragiques qui leur sert d’écrin (de la musique de Morricone aux déclarations ampoulées que Richard Harris profère les yeux dans le vague une scène sur deux, comme converti à quelque secte), finit par se faire réellement problématique. Le film prend plus de coffre sur le tard, dans son versant obsessionnel façon <em>Moby Dick</em> (la fuite déraisonnée vers les glaces, l’équipage sacrifié un à un à la folie d’un capitaine s’imaginant en symbiose avec son ennemi). Mais du fait du talent limité du cinéaste, et de nombreuses maladresse ou de choix ridicules (montages forcés peu crédibles pour simuler un comportement animal intentionnel, dialogues trop lyriques, Rampling en nuisette quand tout l’équipage est frigorifié aux pôles, Harris qui barbotte sans broncher dans les eaux glacées..), il émane plus souvent du film un parfum de nanar honnête que celui d’une prise de risque précieuse.
(<a target='_blank' rel='noopener noreferrer' href="https://www.underthedeepdeepsea.com/notes-sur-les-films-vus-35/">source</a>)
Créée
le 11 août 2026
Modifiée
le 11 sept. 2026
Critique lue 6 fois
7
le 3 juil. 2020
SuivreJe me souviens que j'avais vu ce film fin 1977 juste avant de partir faire mon service militaire, à cette époque j'allais en salles voir des films uniquement pour me distraire et non pour réfléchir,...
8
le 6 déc. 2014
SuivreTout comme l'un de mes éclaireurs, Orca est l'un des premiers films à avoir marqué mon enfance. L'image de l'embryon sur le pont du bateau, les cris déchirants de l'orque ou la séquence de la maison...
8
le 15 oct. 2020
SuivreSorti en juin 1977, soit près d'un an avant la sortie de Jaws 2, Orca (de son vrai titre L'Orque assassinée) peut-être considéré aujourd'hui comme un des rares ersatz réussis des Dents de la mer, à...
6
le 11 août 2026
Suivrele 11 sept. 2026
<i>Zootopie</i> est un film sympathique, pris dans une contradiction entre sa parabole anti-raciste (ne pas se fier aux clichés inhérents à chaque espèce) et l’anthropomorphisme qui fait...
4
le 11 août 2026
Suivrele 11 sept. 2026
Projet plutôt intriguant, <em>Zombillénium</em> est finalement peu convaincant. Son récit ressemble à une note d’intention (il faut voir comment chaque personnage est caractérisé et...
7
le 11 août 2026
Suivrele 11 sept. 2026
Il était difficile, jusqu’ici, de considérer Makoto Shinkai autrement que comme l’enfant dégénéré d'une animation japonaise sur son déclin (on pourra citer toutes les nouvelles têtes qu'on veut,...