Y a toujours un cachet dans les films de Marchal. Des scènes d'action qui tiennent la route. Des dialogues affûtés. Des seconds rôles marquants dignes du cinéma d'Audiard. Quand à l'époque, on se tapait du André Pousse, Michel Constantin, Robert Dalban et j'en passe, là on a du Simon Abkarian, du Francis Renaud, du Alain Figlarz (bon, pas dans Overdose mais dans Bronx ou Braquo).
En 2002, avec Gangsters, il proposait autre chose que toutes ces séries policières aspectisés qui pullulaient sur TF1 style Navarro, Les Cordiers ou Julie Lescaut. Avec 36 Quai des Orfèvres, son chef d’œuvre, il y avait les interprétations exceptionnelles de Gérard Depardieu et Daniel Auteuil. Là, avec Overdose, il ne propose plus rien de neuf malheureusement. Moi, j'ai retrouvé avec plaisir les qualités de son cinéma que j'ai citées plus haut et nul doute que les fans seront ravis. Et j'espère qu'il continuera à en faire des polars. Derrière, ça n'empêche pas que les personnages sont grossièrement taillés et qu'il y a une noirceur dans son univers assez déprimante.
L'hommage à Belmondo à la fin m'a fait quelque chose. Je suis sûr et certain que si l'acteur avait été en meilleure forme ils auraient pu faire un super film tous les deux.