Ce qu’il y a de bien avec le cinéma, c’est qu’il y a — et qu’il y aura toujours — des cinéastes qui arrivent avec des propositions radicales, qui te sortent de ta zone de confort et qui sont là pour te montrer qu’il est possible de te faire voir et découvrir des choses que tu n’avais jamais vues.
Pilion, donc, c’est l’histoire d’une relation gay BDSM entre un homme pas très à l’aise avec sa sexualité et un biker hyper charismatique et sûr de lui. Ah oui, je vous avais dit que vous n’aviez jamais vu ça.
Mais avant d’être l’histoire d’une relation BDSM aux contours un peu flous (on va y revenir), Pilion est surtout un récit initiatique, sur le jeune Colin qui va donc découvrir ce monde.
Pilion, ça joue sur une frontière très fine — et casse-gueule — pendant la quasi-intégralité de son récit : la communication, les non-dits et les limites dans les relations BDSM. Le film s’en sort sur ce point-là merveilleusement bien et traite son sujet avec beaucoup de tendresse, d’intérêt pour ces relations que l’on ne connaît pas, et d’amour pour ses personnages.
La performance de Skarsgård et de Dudley (Harry Melling) joue pour beaucoup dans l’attachement que l’on porte aux personnages.
Trigger warning cependant : on est sur un film PEGI 16 qui parle explicitement de sexualité, et en particulier d’une sexualité qui n’est pas la plus représentée au cinéma, c’est le moins qu’on puisse dire !
Ceci étant dit, allez kiffer en allant voir Pilion. Amour et tolérance pour tout le monde. Bisous.