Pillion
6.8
Pillion

Film de Harry Lighton (2025)

Enfin un bon film avec le fiston Sarskaard (bon j'ai la flemme d'aller voir comment on écrit ça) ; c'est pas son premier mais faut avouer qu'il a enchaîné pas mal de films pas terribles. Ici, il peut présenter tout son charisme.


Le film permet de pénétrer dans l'univers BDSM des bikers, un univers en général exploré dans les films queers, genre Bruce Labruce ou Rainer Fassbinder pour citer deux des plus connus. Alors voir ça avec une star Hooywoodienne, ça fait plaisir, surtout que ça va plus loin que 50 nuances de navet et autres productions 'hot' de Netflix... Ici, y a vraiment une relation domi-soumis, des grosses bites (prothèse), du sexe simulé et un peu caché, mais qui laisse assez peu d'ambiguité sur sa nature. Les personnages sont intéressants et la fin aussi, parce qu'on va au bout de l'idée, que l'auteur présente en fait une phase dans la vie d'un des personnages, pas besoin d'avoir un couple qui se forme tendrement, non, on nous explique que le jeunot est bien dans le trip bdsm, c'est juste que ce n'est pas exactement le même que son mentor, il a besoin de tendresse aussi. C'est malin comme écriture, car ça ne pointe pas du doigt cette pratique comme étant une déviance, ça explique au contraire que c'est bien quand c'est consenti, mais que la difficulté réside dans le fait de trouver la bonne personne, celle qui aura le même délire, que ce soit la pure relation basée uniquement sur la domination ou celle que ce jeunot souhaite, c'est-à-dire un délire bdsm mais aussi des moments plus doux. C'est fort.


Et la mise en scène passe bien : on ressent la sueur des corps grâce à ce découpage bien pensé et ce montage qui ouvre à des scènes aux ambiances érotiques assumées ; mais ce n'est pas tout, il y a aussi de l'humour, du drame, c'est varié, c'est coloré. Et les acteurs ont là tous des rôles en or, y compris les seconds rôles (les parents).


Le film aurait sans doute pu aller plus loin, surtout que de toutes façons, la plupart des gens n'iront pas voir ce film, parce que ça ne les intéresse pas de voir une histoire d'amour entre un petit mec timide qui aime être humilié et un blondinet baraqué avec une énorme bite qui aime dominer.


Bref, un film riche et intéressant, il faudra que je le propose comme film de Noël cette année.

Fatpooper
8
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le 1 sept. 2026

Critique lue 15 fois

Fatpooper

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