• Quelle déception ! J'attendais ce troisième opus, Ripoux 3, avec une certaine nostalgie, mais force est de constater que l'attente a été bien longue, trop longue. Nous sommes en 2003, treize ans après Ripoux contre Ripoux (1990), et le charme n'opère plus du tout. Ce film arrive comme un anachronisme, une tentative de réanimer une flamme qui s'est éteinte avec le siècle dernier.
  • ​Dès les premières minutes, je l'ai ressenti : le film est lourd, il traîne. Et comment ne pas le comprendre ? Voir Philippe Noiret dans le rôle de René, atteint a la ville d'un cancer et visiblement fatigué... C'est déchirant. Sa performance, bien qu'il essaie, manque de l'énergie et de la malice d'antan. On sent la maladie, et cela teinte tout le film d'une mélancolie involontaire, d'une fin de parcours qui n'aurait pas dû être sur grand écran.
  • ​Mais ce n'est pas tout. Le casting des "nouveaux" est une catastrophe qui achève d'enterrer la franchise. Laurence Boccolini dans le rôle de Maud ? Quelle idée ! Le personnage est raté, mal écrit, et l'actrice n'arrive jamais à lui donner la profondeur.
  • ​Quant à l'arrivée de la nouvelle génération de flics, c'est pire. Lorant Deutsch est absolument épouvantable. Son jeu est outrancier, sans nuance, et son personnage du jeune flic fraîchement arrivé à Paris est d'une insupportable niaiserie. On dirait une caricature sortie d'un téléfilm ringard. Il dessert chaque scène dans laquelle il apparaît. Et le personnage de la fille de Morsini (joué par Renée Le Calm)... même combat. C'est gênant de voir ces seconds rôles si mal intégrés et si mal joués. Ils sonnent faux, ils sont inutiles à l'intrigue et ne font qu'ajouter du poids à un film déjà essoufflé.

Conclusion

  • C'est une triste fin pour ces films cultes. Ripoux 3 n'est plus la comédie policière que j'aimais. C'est un film fatigué, plombé par ses choix de casting et un scénario qui n'a pas su se renouveler. Il aurait été préférable que René et François restent dans mes souvenirs, sur la dernière image de l'opus précédent.

Ma note : 3/10. Uniquement pour l'émotion de revoir Noiret et Lhermitte ensemble une dernière fois.

DirtyVal
3
Écrit par

Créée

le 15 nov. 2025

Critique lue 11 fois

DirtyVal

Écrit par

Critique lue 11 fois

2
2

D'autres avis sur Ripoux 3

Ripoux 3

Ripoux 3

3

JeanG55

2442 critiques

Moi François, toi René

Bon, là, je rejoins tous mes éclaireurs que j'avais laissés au bord de la route avec les deux premiers Ripoux. Celui-là, c'est le Ripoux de trop.Déjà le scénario est tiré par les cheveux. Enfin façon...

le 15 nov. 2022

Ripoux 3

Ripoux 3

6

estonius

6585 critiques

Ne tirez pas sur René !

S'il est indéniable que ce troisième opus est inférieur aux précédents, ce film reste de bonne tenue et ne mérite pas de descente en flamme. Noiret et Lhermitte sont toujours aussi bons, Lorànt...

le 16 mai 2022

Ripoux 3

Ripoux 3

3

Boubakar

6780 critiques

Ripoux un jour...

Dans son livre de souvenirs, dont j'avais parlé quelques critiques plus tôt, Claude Zidi voulait faire un troisième film des Ripoux pour avoir le plaisir de travailler avec Philippe Noiret et Thierry...

le 31 janv. 2020

Du même critique

Stranger Things

Stranger Things

6

DirtyVal

1160 critiques

De l'âge d'or au naufrage, la fin d'un mythe sans courage.

J'attribue finalement un 6/10. Cette note reflète l'excellence de ses débuts, que j'ai adorés, et la difficulté qu'elle a eue à maintenir cette qualité au fil des années. C'est une série culte, mais...

le 1 janv. 2026

A House of Dynamite

A House of Dynamite

1

DirtyVal

1160 critiques

Un Gâchis Dégoupillé : Le thriller sans fin qui tourne en rond et nous prend pour des idiots.

A House of Dynamite, malgré les attentes placées dans sa réalisatrice Kathryn Bigelow, est un échec retentissant. Sous l'emballage d'un thriller urgent sur la crise nucléaire, ce film est une œuvre...

le 26 oct. 2025

Hurlevent

Hurlevent

3

DirtyVal

1160 critiques

Une lande de papier glacé où la peur s'est éteinte !

​Il y a des œuvres dont la rugosité constitue l'ADN même. En s’attaquant au chef-d’œuvre d'Emily Brontë, Emerald Fennell promettait une relecture audacieuse. Pourtant, le constat est sans appel :...

le 13 févr. 2026