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le 18 juin 2021
SuivreHâte de voir Dix-Sept Été
Mon Dieu mais quelle daube ! Faut arrêter de donner les rennes de projet à des enfants de réalisateurs/acteurs/ producteurs, car ça donne ceci. Alors le film raconte l'histoire de Suzanne (comme...
Je ne fais pas partie de ceux qui font des procès d'intention et fustigent systématiquement les filles et fils de, par contre je fais partie de ceux qui regardent les œuvres, même si ici rien qu'écrire ce mot me parait blasphématoire.
Et là je suis en colère, pas contre cette jeune fille qui a écrit son scénario pas plus épais qu'une page de journal intime à 15 ans, qui a tourné son film à 19 tout en se donnant le rôle principal parce que tant qu'à faire... Non je suis en colère après tous ceux qui l'ont confortée dans son entreprise, qui ne lui ont pas dit de travailler, de grandir et souffrir un peu, même s'il s'agissait de juste se casser un ongle, avant de se jeter à l'eau, qui auront laissé les spectateurs constater qu'elle n'était pas une seconde faite pour le métier d'actrice plutôt qu'oser le lui dire.
Et la liste est longue, de ses parents qui auraient dû la protéger, aux financeurs et producteurs qui auraient dû lui dire non, en passant par Thierry Frémaux qui a encore une fois « menti » aux spectateurs et galvaudé sa marque cannoise. Parfois la flagornerie des uns et la lâcheté des autres font mal, à celui qui regarde mais après tout pour lui ça ne dure que quelques dizaines de minutes, mais aussi à celui qu'on flatte et là les conséquences sont plus dures à mesurer.
Je ne sais pas pourquoi je suis resté dans la salle jusqu'au bout : peut-être parce que cette chose était très courte, ou parce qu'on y entend souvent du Christophe. A moins que ce ne soit tout simplement parce que cette jeune fille qui a en 1h14 massacré "L'Effrontée" de Claude Miller et le "Diabolo Menthe" de Diane Kurys me faisait au bout du compte un peu de peine. Et puis je ne vais pas mentir, en ce moment il fait chaud à l'extérieur alors quelques minutes de clim en plus...
Ah oui j'oubliais, j'ai failli m'étrangler en entendant le générique de fin, j'ai failli hurler (Seul dans la salle je n'aurais pas dérangé grand monde) : « Non quand même ils n'ont pas fait ça, ils ne l'ont pas en plus laissé chanter ? ». Jusqu'à ce que ce que je m'aperçoive que c'est probablement ce que cette Suzanne Lindon fait de moins mauvais.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Ils ont mérité leur roue de bicyclette, Ça dégouline, mon Dieu, ça dégouline..., Le Biactol, ça fait péter les neurones, La femme est l'avenir de l'homme et Comme quoi je ne vous ai pas menti
Créée
le 17 juin 2021
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