J’ai commencé Clair Obscur trop tard, par manque de dispo, et la vague de hype et les game awards ont propulsé mes attentes bien trop haut. J’ai essayé, insisté, mais j’ai fini par m’ essouffler, et j’ai jeté l’éponge à l’acte II. Pourtant à sa manière, l’expedition 33 aura rempli sa mission : “pour ceux qui viendront aprés”. Car c’est Cairn qui a suivi.
L’aventure démarre pourtant mal avec cette marionnette qui se desarticule n’importe comment dès les premières prises....wtf ? mais malgrés tout, c’est l’immersion complète : La DA, le cell shading, la griffe de Mathieu Bablet, l’environnement vertigineuxe, le design sonore, la difficulté dosée aux petits oignons, qui oblige à faire des pauses devant son écran ( et on apprend vite qu’elles ne s’improvisent pas :) pour faire baisser le vertige et la tension. On y retourne toujours car on sait qu’on peut le faire, jamais facile, jamais décourageant, un plaisir palpable à chaque étape franchie. Pas trop long non plus, la durée est accrocheuse et accessible. Un gros coup de coeur ! Merci aux artisans boulangers pour cette ode à la montagne, un pur régal, qui rappelle d’autres sommets, comme ceux de Journey, juste pour s’asseoir, contempler le ciel, et se fondre dans la lumière.