2016, des films, encore et encore (annotée, commentée, etc etc)

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219 films

par -Ether-

Liste de films vus en 2016, même principe que pour 2015. L'an dernier, j'en aurai vu 181 au total, films et court-métrages confondus. Cette année, il y en aura forcément moins, comme je travaillerai. Cependant, j'essaierai de faire en sorte que ce soit ici un peu plus qualitatif que ça ne l'était pour 2015, en évitant la banale liste d'énumération, sans aucun ajout à côté. Il y aura donc pour un film, au mieux, une critique, au pire, une annotation plus ou moins détaillée.
2015 était en principe une année de bonnes résolutions à franchir : je savais que j'aurai du temps à en revendre, et j'ai toujours fait en sorte d'aménager mon temps du mieux possible, du moins en principe. Il me fallait rattraper beaucoup de choses, essentiellement au niveau cinématographique. De ce côté, plus que pour les livres, c'est sur un plan personnel une réussite dont je suis très satisfaite.
Pour terminer, les films ajoutés ici proviendront de toute source, toute année, etc. En espérant au moins atteindre la centaine, ce serait le minimum.

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    La Cage aux folles (1978)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Édouard Molinaro avec Ugo Tognazzi, Michel Serrault, Claire Maurier

    Vu le soir du Nouvel An, en famille. J'ai parfois ri, surtout nerveusement, face aux cris poussés par Michel Serrault qui m'ont fait le même effet que des verres brisés sur le carrelage. Pour le reste... Il y a pas grand chose à développer, c'est un film connu, mais qui restera anecdotique dans ma cinéphilie.
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    La Vénus à la fourrure (2013)

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric

    Les dix premières minutes ont été laborieuses, essentiellement à cause de Emmanuelle Seigner, dont le rôle devait probablement l'empêcher de se positionner correctement ; au bout d'un moment, on ne peut pas faire grand chose, à part surjouer dans un dialogue où il faut répéter "genre !" pour faire jeune trente-six fois.
    Pour autant, La Vénus à la Fourrure est un huit-clos assez intéressant, qui marche essentiellement parce qu'il est porté par des bons acteurs. Almaric en tête, qui devient troublant, changeant du tout au tout comme un caméléon en fonction des répliques qui lui sont attribuées.
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    Magic Mike (2012)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Steven Soderbergh avec Channing Tatum, Matthew McConaughey, Olivia Munn

    Magic Mike est bien moins pire que ce que je craignais, au premier abord. Ce n'est pas nul, mais il y a quelques aspects qui font que le film n'est pas aussi bien que ce qu'il pourrait être, à cause des quelques fioritures inutiles dont s'est encombré Soderbergh : les filtres jaunes sont abusifs sur les images, certains plans sont affligeants tant ils manquent de nuance, et le tout ne contient pas vraiment d'enjeu très important, ce qui rend l'histoire relativement vaine.
    Pour autant, j'ai trouvé McC (la flemme d'écrire son nom en entier) plutôt bon, ainsi que Channing Tatum. Le troisième, dont je ne me rappelle même plus du nom frise l'insipidité.
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    Pi (1998)

    1 h 24 min. Sortie : . Drame, science-fiction, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Darren Aronofsky avec Sean Gullette, Mark Margolis, Ben Shenkman

    J'ai été étonnée par la moyenne de Pi, ici, que j'ai trouvé relativement basse, comparativement à ce que j'ai cru y déceler.
    Pi raconte la quête hallucinée d'un chercheur en mathématiques qui tente de déterminer la séquence entière des décimales rattachées au nombre Pi.
    Les mathématiques sont ici clairement un prétexte pour parler de folie, tant celle-ci est omniprésente. Au point où Aronofsky se permet même quelques aberrations, qui certes ne m'ont pas gâché le film vu la note que je lui ai mise, mais qu'on ne peut s'empêcher de remarquer. Autrement, l'esthétique de Pi est tout simplement géniale, elle m'a presque laissé croire que je voyais à travers les yeux du protagoniste principal, comme si ma propre vision s'en retrouver déformée. On retrouve également dans Pi les prémisses de Requiem for a Dream, avec des similarités dans certains enchaînements des plans lors des prises successives de médicaments par Max, le mathématicien.
    Dans tous les cas, c'est pour le moment mon premier coup de coeur de l'année.
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    Tangerine (2015)

    1 h 28 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Sean Baker avec Kiki Kitana Rodriguez, Mya Taylor, Karren Karagulian

    Recommandé par Antofisherb
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    Premier film vu avec la carte UGC illimitée. Etrangement, Tangerine n'est sortie à Paris que dans deux salles, aux Halles et à je ne sais plus quel Gaumont (auquel je ne vais jamais, de toute façon). Bref, le choix était très minime, et sans carte, il faut avouer que les tarifs pour ces salles sont assez prohibitifs.
    C'est pourtant un film très bien fait, qui méritait amplement d'être mieux distribué qu'il ne l'a été... On suit Sin-Dee, et sa meilleure amie Alexandra, transgenres, qui, au détour d'un repas a lâché sans faire attention que le mac de Sin-Dee, de qui elle était proche l'avait trompée avec une cisgenre. De là s'en suit une ballade à un rythme effréné dans LA, le tout filmé à l'Iphone 5.
    C'est très drôle, les actrices sont plutôt bonnes pour des amateures. Le film se maintient jusqu'à la fin, sans ennui pour terminer sur un quiproquo, suivi par un twist surprenant (que je me suis gâchée, parce que j'ai d'abord vu la fin de la séance précédente. J'ai fait n'importe quoi).
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    Le Château ambulant (2004)

    Hauru no Ugoku Shiro

    1 h 59 min. Sortie : . Animation, aventure et fantasy.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Chieko Baisho, Takuya Kimura, Akihiro Miwa

    Revu pour la seconde fois cette année, et ma note reste inchangée. J'ai ressenti la même émotion forte qu'au premier visionnage, et ce n'est pas la première fois que Miyzaki m'interpelle au plus haut point (ça avait déjà été le cas avec le Voyage de Chihiro). A vrai dire, c'est l'un des rares qui parvient à me faire cet effet, dont la durée varie de vingt-quatre heures à plusieurs jours, sans que je ne parvienne à passer à un autre long-métrage.
    Pour le film d'animation en lui-même, j'ajouterai simplement que de mon propre avis, il s'agit d'un des cas rares, et d'autant plus salvateur où l'adaptation d'un livre est mieux réussi que le livre en question, comme si par l'image, on était arrivé à pousser une intention à son plus haut degré de réalisation quand l'écrivain n'est pas parvenu jusqu'au bout.
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    Médecin de campagne (2016)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Thomas Lilti avec François Cluzet, Marianne Denicourt, Christophe Odent

    "Convention" Le Pacte
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    Je n'en attendais pas grand chose, et je n'en ai pas reçu non plus grand chose. Lilti avait déjà réalisé Hippocrate, il se maintient donc ici avec le même thème de la médecine, mais dans un autre cadre (je ne m'aventurerai pas à parler de traitement différent ou non, comme je n'ai pas vu ce qu'il a fait auparavant).
    J'étais sincèrement partie pour mettre 6, mais Médecin de campagne est de mon propre avis tellement mal filmé que je l'ai maintenu à 5 : les tremblotements de la caméra étaient incessants, à en avoir un mal de crâne colossal. Je ne saurai pas en donner la raison.
    Pour l'histoire, elle est gentillette, sympathique, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. On sait que ça finira bien, après tout.
    Enfin, le film manquait considérablement de suggestif, de procédés élliptiques. En tant que spectatrice, j'ai du mal à déterminer pourquoi le réalisateur du film que je regarde sent le besoin de me prendre par la main, comme si j'étais incapable de comprendre par moi-même ce qu'on me montre. Exemple grossier : scène d'affection, musique en fond de Nina Simone qui chante "I love you". Il s'agit ici d'un procédé qui me fait déprécier un film.
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    Saint Amour (2016)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Benoît Delépine et Gustave Kervern avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste

    Convention "Le Pacte"
    ==================
    Je ne cacherai point que j'attendais plus ce film que Médecins de Campagne...
    C'est l'histoire d'un père (Depardieu) et d'un fils (Poelvoorde) qui s'en vont du salon de l'agriculture pour faire une route des vins, grandeur nature, conduits par Mike (Lacoste), chauffeur de taxi. Sur leur chemin, ils boiront (beaucoup), rencontreront des hommes, des femmes, des individus étranges, et ils en sortiront tous grandis.
    Même si le film possède parfois des gags qui ne font pas rire à gorge déployée, sentir l'implication des acteurs jouant les rôles principaux fait plaisir à voir. Les rôles secondaires sont également excellents, notamment celui de Michel Houellebecq et Ovidie, qui sont certes assez clichés par rapport à leur histoire et leur personnalité, mais bien composés. Saint Amour réussit surtout de façon subtile à faire sourire du malheur, ou de la tristesse, tout en gardant un aspect comique qui n'empêche pas de considérer la situation dans toute sa gravité. En somme, il y a un équilibre que l'on devrait retrouver plus souvent dans le genre "comédie dramatique".
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    Carol (2015)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Todd Haynes avec Rooney Mara, Cate Blanchett, Kyle Chandler

  • Vilaine fille mauvais garçon (2011)

    31 min. Sortie : 2011. Drame.

    Court-métrage de Justine Triet avec Laetitia Dosch, Thomas Lévy-Lasne, Serge Riaboukine

    Vu sur le Cinéma Club (site internet où une fois par semaine, vous pouvez voir un court ou un long métrage gratuitement, sans inscription, et c'est légal)
    =========================
    De façon rapide : point positif, le naturalisme et l'authenticité de ce qui est filmé. Point négatif : on aura beau filmé de la merde en gros plan, ça n'en deviendra pas pour autant un joli diamant.
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    Les Premiers, les Derniers (2016)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique et policier.

    Film de Bouli Lanners avec Bouli Lanners, Albert Dupontel, Max von Sydow

    Cinexperience
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    Premier cinexperience de l'année, et un très bon choix. Bouli Lanners film magnifiquement bien, avec une idée de l'esthétique qui est celle d'un photographe. Sa façon de filmer les paysages industriels, décharnés, en suivant les lignes jusqu'à leur fuite hors de l'écran me fait penser à des grands noms du domaine, comme Berenice Abbott (je laisse chercher pour ceux qui ne connaissent pas). Et par extension, l'émotion qui s'en dégage n'en est que plus forte. Voilà un film francophone bien beau !
    Je m'attarde essentiellement là-dessus, dans la mesure où l'histoire, si elle est intéressante, m'a moins touché, concerné que ce que je voyais. Je note simplement une intention que j'ai trouvé assez juste, celle de filmer deux personnages autistes sans faire dans l'apitoiement ou dans le spectacle voyeur. En somme, ça m'a donné envie de voir d'autres films avec, et/ou réalisés par Bouli Lanners.
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    Les 8 Salopards (2015)

    The Hateful Eight

    2 h 47 min. Sortie : . Thriller et western.

    Film de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

    Comme je l'indiquais sous ma note, ce choix n'est ni une volonté de troller, ni de descendre gratuitement Tarantino. J'avais bien apprécié Django Unchained, et le reste de ses réalisations m'a laissé relativement indifférente. Le problème, dans les 8 Salopards, c'est que tout ce qui me faisait avoir un avis neutre à son sujet a été poussé à son paroxysme, de sorte qu'il y a eu un dégoût profond qui a germé au fond de moi. Au point où, désormais, je me suis convaincue de ne plus jamais aller voir un film de Tarantino au cinéma, parce que finalement, je n'ai quasiment jamais eu de bonne surprise (et je ne vais pas voir un film si je sais par avance que le réalisateur m'exaspèrera).
    Je n'ai pas aimé les coups de poing à répétition dans la figure de Jennifer Jason Leigh, dont le comique de répétition est en dessous de zéro. J'ai levé les yeux au ciel au 12ème "le racisme c'est pas bien". J'ai trouvé les ralentis d'une laideur incomparable. les dialogues m'ont emmerdé. La musique, enfin, n'a rien sauvé à ce naufrage.
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    Une arnaque presque parfaite (2009)

    The Brothers Bloom

    1 h 54 min. Sortie : . Action, aventure, comédie, policier et drame.

    Film de Rian Johnson avec Rachel Weisz, Adrien Brody, Mark Ruffalo

    Mubi
    ==========
    De bonnes idées, disséminées ça et là, gâchés par un scénatio rébarbatif à coups de "c'est vrai", "en fait non", "je te dis que c'est vrai", "mais non ça ne l'était pas !", voici "Une arnaque presque parfaite". Autre naufrage du titre français, quand garder "Les Frères Bloom" aurait été tout aussi bien.
    Le film ne raconte qu'un jeu de dupes, et rien d'autre. Donc, soit on se prend au jeu, soit on en a vite marre, parce que Weisz a beau être mignonne mais elle en fait trop, parce qu'il n'y a à force plus d'enjeu (sauf à la toute fin, où bien trop tard le film relève un peu son niveau). Rapidement plaisant, relativement anecdotique.
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    Le Garçon et la Bête (2015)

    Bakemono no Ko

    1 h 58 min. Sortie : . Aventure et animation.

    Long-métrage d'animation de Mamoru Hosoda avec Kumiko Asô, Lily Franky, Suzu Hirose

    Vu au cinéma, extrêmement motivée par les notes et les avis de mes éclaireurs. Je ne connaissais pas du tout Hosoda, je l'ai donc découvert avec Le Garçon et la Bête.
    J'ai adoré ce long-métrage, mais quelques petits aspects que j'ai jugé contraignants m'ont empêché de lui mettre au-delà de sept. Les graphismes d'abord, qui sont à la fois sublimes, et un peu moins beaux concernant les "Bêtes" (c'est très subjectif de ma part, d'autant plus qu'il y doit y avoir une certaine difficulté à faire des animaux humanoïdes). J'ai aussi moyennement apprécié toutes les références à des marques : Uniqlo, H&M, Starbucks... Je sais que le film se passe la moitié du temps à Shibuya, mais j'ai du compte une bonne dizaine de marques qui apparaissaient. C'était peut-être un peu trop.
    Enfin, la morale du film m'a assez déçue, dans la mesure où c'était comme si Hosoda voulait nous dire que toute cette aventure n'était qu'accessoire, puisque son personnage principa (Kyuta) finit par rentrer dans le moule de la vie, et en être heureux.
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    Préjudice (2015)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Antoine Cuypers avec Nathalie Baye, Arno, Thomas Blanchard

    Cinexperience #11
    ================
    J'apprécie beaucoup le principe des cinexperiences, mais n'étant pas une fana de films francophones/belges, j'y trouve de moins en moins mon compte.
    Cependant, ce constat est à relativiser. J'avais trouvé le film "Les premiers les derniers" très bien fait, et c'est bien que les cinexperiences puissent servir pour faire la promotion de ces films qui ont bien besoin d'un coup de pouce. Par contre, mon enthousiasme a été sacrément refroidie pour "Préjudice".
    Je déconseille le film à toute personne qui a un membre de sa famille autiste, borderline, ou qui a même subi une dépression. Préjudice montre l'implacabilité de la normalisation face à celui qui est différent, en l'engloutissant de façon immorale. Pendant 1h45, des dialogues remplis à 100% de small talk et de portes enfoncées sont confrontées au personnage de Cédric, dont le seul tort reste encore une fois de ne pas correspondre à cette image d'Epinal de l'affreuse banalité.
    Le réalisateur a affirmé lors des questions qu'il y avait eu un premier essai envisagé en prenant le parti de Cédric, mais qu'ils ont finalement fait autrement. J'aurai largement préféré la première option, dans la mesure où les intentions affichées auraient été beaucoup moins floues, et dérangeantes, dans le mauvais sens du terme : des imbéciles, on en croise tous les jours, ce n'est pas la peine de leur donner une voix aussi large, sans compensation.
  • Les Petites Marguerites (1967)

    Sedmikrásky

    1 h 14 min. Sortie : . Comédie, drame et expérimental.

    Film de Věra Chytilová avec Ivana Karbanová, Jitka Cerhová, Marie Cesková

    Mubi
    =====
    Par contraintes diverses, j'ai dû regarder "Les Petites Marguerites" en trois fois, alors que le film est très court.
    Il s'agit d'une excellente surprise, sachant que je croyais que ça n'allait pas du tout me plaire. Le film possède une histoire minime, qui tient en deux lignes : deux soeurs s'ennuient, elles vont voir des vieillard pour manger et boire aux frais de la princesse, en les tournant en bourrique.
    L'effet Chytilova, c'est de montrer ces deux femmes qui se moquent de tout le monde, et aussi d'elles-mêmes en faisant les quatre-cents coups. On se demande à chaque galéjade jusqu'où elles irons, et les filtres de couleurs bariolent le tout sans que ce soit non plus excessif. Pareil pour le jeu des actrices, qui relève de la marionnette animée, dont l'excès de vitamines aurait produit des effets assez inattendus.
    Pour autant, ma recommandation vient plus d'une très forte appréciation de ma part que d'une idée qui dirait "il faut le voir". Le film ne parlera clairement pas à tout le monde, d'autant plus que le scénario peut donner une impression de tourner en rond.
    Enfin, pour terminer, je suis quasiment persuadée que le film "The Duke of Burgundy" s'est inspiré des Petites Marguerites dans le traitement de l'image, et la référence aux papillons.
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    Danish Girl (2015)

    The Danish Girl

    2 h. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Tom Hooper avec Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Amber Heard

    J'étais partie pour en faire une critique, et puis non. Danish Girl est ma première grande déception de l'année, pas parce que c'est mal réalisé ou que l'histoire est nulle, mais parce que contrairement à ce que le titre fait croire, l'accent est mis sur le personnage de Gerda (incarnée par Alicia Vikander, que j'apprécie beaucoup au demeurant), ses émotions, son regard, ses avis sur le changement de sexe de celui qui était son mari.
    Et, à vrai dire, c'est pas normal. Parce que quand on fait un film sur la transgenrité, on fait en sorte de ne pas déplacer le curseur sur la personne qui voit ça d'un oeil extérieur, c'est assez malhonnête. Je ne m'étalerai pas plus, une recherche internet permet de comprendre pourquoi ce film est assez malhonnête.
    Je conclurai juste en disant qu'il y a deux trois scènes qui sont extrêmement bien pensées, comme celle avec la prostituée (seuls sauront ceux et celles qui ont vu le film), et que les décors ne m'ont pas non plus marqué, tant leur rendu était aseptisé. Un comble, quand on sait qu'il y avait une recherche d'authenticité qui se nichait derrière.
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    The Saddest Music in the World (2003)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et comédie musicale.

    Film de Guy Maddin avec Mark McKinney, Isabella Rossellini, María De Medeiros

    Mon second film réalisé par Guy Maddin, et je commence à me dire qu'il est l'un des réalisateurs récents que je considère parmi les plus talentueux. Ses films foisonnent d'idées, d'inventité et celui-ci (on voit que j'ai la flemme de réécrire le titre ?) n'échappe pas à la règle. Quelle créativité ! L'absurde est toujours placé au premier rang, pour rendre compte d'une histoire qui est censée se dérouler pendant la grande dépression, quand aux Etats-Unis l'alcool était prohibé. Ainsi, le concours de bière de la musique la plus triste du monde a lieu au Canada, juste à côté. Deux frères s'y combattent avec acharnement, pour voir lequel gagnera, dans une sorte d'interprétation farfelue du mythe de Abel et Cain.
    Les thèmes de la grandeur, de la décadence sont explorés, et l'histoire est beaucoup plus accessible au niveau du suivi que pour la Chambre Interdite.
    Pour le moment, tout ce dont j'ai hâte, c'est de regarder d'autres films de Guy Maddin (et ça devrait venir).
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    Les Délices de Tokyo (2015)

    An

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Naomi Kawase avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida

    Cf critique
  • Salafistes (2016)

    1 h 11 min. Sortie : .

    Documentaire de François Margolin et Lemine Ould Salem

    Cf critique.
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    Zardoz (1974)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame, fantasy et science-fiction.

    Film de John Boorman avec Sean Connery, Charlotte Rampling, Sara Kestelman

    Autre déception de ce mois de Janvier. Je voulais voir Zardoz depuis un petit moment, et outre le fait que le film n'est pas si nanardesque que cela (on rit trois minutes, puis ça s'arrête), il est surtout bourré de symboles qui à force donne une légère sensation d'écoeurement, de fourre-tout qui menace d'exploser par remugles. On comprend bien qu'il y a une volonté politique derrière Zardoz, de dénoncer le fanatisme, l'impérialisme américain, les élites qui font n'importe quoi, mais la liste est longue comme le bras.
    En revanche, pour tempérer un peu cette impression de négativité, il faut dire qu'il y a quelques plans qui sont extrêmement bien pensés, encore originaux aujourd'hui pour certains et qui sans avoir un discours derrière permettent au spectateur de comprendre instantanément les relations de pouvoir qui se jouent entre les protagonistes. Zardoz n'est clairement pas à jeter, mais il aurait gagné à être plus léger dans son propos.
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    Spotlight (2015)

    2 h 08 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Tom McCarthy avec Rachel McAdams, Mark Ruffalo, Michael Keaton

    Forcément, à la vue du sujet, Spotlight ne pouvait que me plaire. Le film ne révolutionne pas le cinéma, loin de là. Cependant, il a quelques caractéristiques qui font qu'il mérite largement les avis positifs qu'il a reçu, ici et dans la presse.
    D'abord, en dehors de l'histoire principale en elle-même, l'absence de ce côté "série", où une intrigue est entourée par des myriades de petites histoires secondaires sur les uns, les autres et qui finalement ne servent strictement à rien. Ici il n'est question que de Spotlight, et rien d'autre. Les journalistes en question ont une vie, mais elle est mentionnée de façon rapide, sans que cela ne prenne le pas sur l'intrigue, et rien que pour cela, un Alléluia est amplement mérité.
    Pour le reste, les acteurs sont globalement très bons, surtout Liev Schreiber. Il y a aussi des plans admirables, plein de subtilités qui font sentir au spectateur l'ampleur de la tâche qui a été confiée aux journalistes. Dit autrement, si on aime le journalisme d'investigation, on peut y aller les yeux fermés.
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    RoboCop (1987)

    1 h 42 min. Sortie : . Action, policier et science-fiction.

    Film de Paul Verhoeven avec Peter Weller, Nancy Allen, Dan O'Herlihy

    Vu à la Cinémathèque
    =================
    Mon tout premier film vu à la cinémathèque, et en soi pas une bonne expérience par rapport au contexte : démarrage quarante minutes après l'heure initialement prévue, attente dans le froid... Heureusement que le film en valait la peine, ainsi que l'intervention de Paul Verhoeven.
    Donc, comme cela a été clairement assumé, il faut le signaler : RoboCop est une allégorie du Christ, d'après son réalisateur. Et il faut dire qu'une fois qu'on sait cela, les symboles apparaissent dans toute leur évidence : RoboCop marchant sur l'eau, la rédemption, la résurrection du gendarme sous une nouvelle forme...
    Starship Troopers ayant été le seul film de Verhoeven que j'avais vu auparavant, j'ai pu voir dans RoboCop les prémisses de la satyre qui rend les films de Verhoeven géniaux, avec les instants de fausse publicité qui apparaissent aussi, étirés jusqu'à l'absurde.
    Désormais, je ne suis plus certaine qu'on soit capable de faire des films de super héros de cette trempe. Quand je vois tous les Marvel qui sortent, jusqu'à donner l’écœurement tant ils sont nombreux et se ressemblent tous, j’éprouve une certaine nostalgie de l'époque à laquelle je suis née, mais que j'ai finalement mal connu.
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    La Chair et le Sang (1985)

    Flesh+Blood

    2 h 06 min. Sortie : . Aventure et romance.

    Film de Paul Verhoeven avec Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson

    Reflet Médicis, cycle Verhoeven
    ===========================
    La Chair et le Sang est un film à l'aura de Moyen Âge, mais avec des attributs provenant de différentes époques. Il est inexact sur le plan historique, mais n'en reste pas moins extrêmement jouissif, comme la plupart des film de Verhoeven que j'ai pu voir jusqu'à présent.
    La Chair et le Sang raconte l'histoire d'une bande de renégats qui, après avoir conquis une cité, ont été trahis par le seigneur qui leur avait promis des pièces sonnantes et trébuchantes une fois leur mission accomplie. Sans rien, ils décident de se venger d'une façon ou d'une autre.
    La violence est omniprésente dans l'histoire, et quelques personnages, de par leur attitude ou leur dégaine confèrent un côté quasi nanardesque à l'ensemble, faisant presque passé le film pour un revival des années 80 après une prise de drogue. Les personnages sont extrêmement attachants, le film drôle, et on ne s'ennuie pas une seule seconde.
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    Le Septième Sceau (1957)

    Det sjunde inseglet

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Ingmar Bergman avec Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot

    Je n'ai pas hésité une seule seconde sur la note que j'allais mettre à ce film, tant son propos m'a paru être évident et salvateur à la fois. D'ailleurs, je n'exclue pas de le revoir, et de le faire monter à 10 pour l'intégrer dans mon top.
    Le septième sceau raconte essentiellement la confrontation entre une mort personnifiée pour l'occasion, dans une version plus sobre et moins folklorique que peu l'être l'image de la faucheuse, avec un chevalier joueur d'échecs, qui comprend que son heure est toute proche.
    Il s'agit de mon tout premier film de Bergman, et j'ai été impressionnée par la méticulosité (au sens mélioratif du terme) de sa réalisation. Il n'y a pas un seul hasard, tout est fait à la perfection, et tous les plans ont une raison d'être dans un tout. C'est une conception englobante, qui doit probablement être capable d'être étudiée pendant des heures et des heures...
    Je ne cacherai pas qu'il y a des propos allégoriques, voire métaphoriques qui m'ont très certainement échappés. Je réitèrerai donc, en espérant avoir une base suffisamment solide pour pouvoir en rédiger une critique.
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    Total Recall (1990)

    1 h 53 min. Sortie : . Science-fiction, action et aventure.

    Film de Paul Verhoeven avec Arnold Schwarzenegger, Rachel Ticotin, Sharon Stone

    Total Recall est un film d'action de science-fiction se déroulant dans un futur pas trop éloigné, mais dans lequel il est possible de vivre dans un monde immatériel à travers l'expérience de souvenirs factices. C'est ce que fait le personnage de Doug, incarné par Arnold Schwarzenegger.
    Je ne cacherai pas que le film m'a déçu dans sa deuxième partie. Tout son intérêt réside dans le fait de ne pas savoir si Doug a réellement été un agent secret sur Mars, ou s'il ne vit cela que parce qu'il refuse de se retrouver dans un monde physique dont la réalité ne l'intéresse en rien, d'autant plus qu'il se trouve sur Terre. Sauf que le problème est que à cette deuxième moitié fatidique, un personnage vient révéler à Doug l'irréalité du monde dans lequel il se trouve. Alors certes, on peut décider de ne pas le croire, mais les éléments penchent clairement dans le sens de la mystification, ce qui quelque part fait capoter l'intérêt essentiel du film.
    Pour tempérer un peu cette critique, Mars et son environnement est extrêmement réussie, ainsi que les idées scénaristiques qui fourmillent d'inventivité.
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    Showgirls (1995)

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Paul Verhoeven avec Elizabeth Berkley, Kyle MacLachlan, Gina Gershon

    Show Girls est considéré en quelque sorte comme la tare filmographique de Verhoeven. Pourtant, le film n'est pas si mauvais que cela, ou du moins, pas nécessairement pour les raisons pour lesquelles il a été qualifié de presque bouse. Peut-être aussi parce que, comme quelqu'un le disait à la sortie de la salle, les productions d'aujourd'hui sont beaucoup plus mauvaise que celles d'il y a vingt ans, ce qui nous fait reconsidérer les films qui commencent à dater sous un autre angle.
    Peu importe. Showgirls est l'expression même de la surenchère kitsch qui atteint l’écœurement. Tout y est bling bling, d'une laideur incomparable et d'une excessivité qui donnerait honte à n'importe qui d'aller voir ce film accompagné. Néanmoins, la satire de la société américaine y est criarde, dans tout son ridicule : drogue partout, alcool qui coule à flots, bouches dignes de bouées gonflables...
    Le problème vient plutôt de l'actrice principale, très mauvaise dans son rôle. On ne doute pas de la direction, mais il semblerait que Show Girls ait signé son décès dans le monde pas tout rose de Hollywood. Pour le meilleur ou pour le pire, on n'en saura rien.
  • Bande-annonce

    Starship Troopers (1997)

    2 h 09 min. Sortie : . Action, science-fiction et guerre.

    Film de Paul Verhoeven avec Casper Van Dien, Dina Meyer, Denise Richards

    J'avais déjà vu Starship Troopers, donc tout commentaire supplémentaire serait superflu. Mais, pour l'anecdote, je me suis endormie pendant les deux tiers du film. Avec une projection à 4h du matin, après en avoir enchaîné trois autres, j'ai malheureusement craqué.
  • Careful (1994)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Guy Maddin avec Brent Neale, Paul Cox, Victor Cowie

    On retrouve dans Careful les thèmes chers à Maddin, avec en vrac : des plans renvoyant à une imagerie crypto-gay, la peur de la femme (sous toutes ses formes), l'esthétique poussée et superbe de "vieux film muet qui n'en est pas un", et enfin, l'absurdité, le surréalisme et les écrans-titres rigolos.
    Cependant, et c'est ce que je reprocherai le plus à Guy Maddin par rapport à sa production générale, le tout manque vraiment de rythme. C'est très lent, parfois même trop lent, et j'ai été incapable de terminer le film pour cette raison, puisqu'il me manque douze malheureuses minutes. Le départ est inintéressant, et l'histoire principale souffre d'un certain dynamisme, malgré de bonnes idées. Je ne saurai pas comment exactement, mais je crois que Guy Maddin gagnerait à structurer son rythme autrement que grâce à des artifices comme le montage saccadé et épileptique. Ses films sont magnifiques et géniaux, mais ils pourraient très certainement l'être encore plus avec deux trois apports.
  • Bande-annonce

    El Clan (2015)

    1 h 48 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Pablo Trapero avec Antonia Bengoechea, Gastón Cocchiarale, Guillermo Francella

    El Clan plaira probablement à un nombre non négligeable de personnes qui iront le voir, tant ses ficelles énormes plongent tête première dans un océan de facilité. Le réalisateur est le genre de type qui pense avoir découvert l'eau chaude, et vous la ressert une bonne demi-douzaine de fois. On a un abus de flash forward, un abus de jazz, et un abus de redites. C'est simple, pendant la première heure environ il se passe à peu près trois fois la même chose : situation collective, enlèvement, complication, musique de jazz. Et ça repart, avec des variations inexistantes. Au bout d'un moment, on en a sacrément marre. Mais ça plaira. Parce que ça fait cool, parce que ça ambiance, et parce que c'est un truc de gangsta.
    Pour tempérer cette impression assez négative, les acteurs sont plutôt bons, surtout celui qui incarne Archimedes. J'ai rarement vu au cinéma récemment un regard aussi naturel et effrayant, à en avoir les cheveux dressés sur la tête. Sa normopathie le rend extrêmement placide et efficace, quand son fils lui ne peut supporter la pression conjointe à toutes ces opérations d'enlèvement. L'ambivalence est assez bien marquée, et l'intrigue reste malgré tout intéressante, d'autant plus qu'elle est directement inspirée d'une histoire vraie.