Odyssée vidéoludique 2025
Comme d'habitude, liste richement annotée !
2024 : https://www.senscritique.com/liste/odyssee_videoludique_2024/3720524
2023 : https://www.senscritique.com/liste/odyssee_videoludique_2023/3386454
2022 : https://old.senscritique.com/liste/odyssee_videoludique_2022/3184768
2021 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2021/3018448
2020 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2020/2648290
2019 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2019/2314314
2018 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2018/2002310
2017 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2017/1604282
2016 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_videoludique_2016/1170138
2015 : http://www.senscritique.com/liste/Jeux_termines_en_2015_la_liste_annotee/738664
2014 : http://www.senscritique.com/liste/Jeux_termines_en_2014_avec_commentaires/363745
2013 : http://www.senscritique.com/liste/Jeux_termines_en_2013_commentaires_et_bilan/178576
24 jeux vidéo
créée il y a plus d’un an · modifiée il y a 4 moisSilent Hill 2 (2024)
Silent Hill 2 Remake
Sortie : 8 octobre 2024. Survival horror, Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 5, PC, Xbox Series X/S
VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Silent Hill 2 est plus qu’un remake du jeu éponyme. C’est un vrai nouveau jeu Silent Hill, avec la même trame scénaristique et une structure globale similaire. On sent que Bloober s’est vraiment penché sur ce qui faisait le cœur de SH2. Garder l’essentiel, moderniser le reste. Et le résultat est brillant à bien des égards : tout le début du jeu est très bon, si l’on met de côté quelques soucis techniques. Les cinématiques sont splendides, et le jeu développe son univers petit à petit. Dans l’immeuble, j’ai beaucoup aimé qu’ils gardent les passages clés, tout en adaptant le reste. Une philosophie qu’ils garderont jusqu’à la fin. Certains ennemis, à l’image des mannequins, sont terrifiants, bien plus que dans le jeu de base. La relation avec Maria est sublimée. Tout le début m’a mis une vraie claque. Et y en aura régulièrement d’autres, comme la prison, qui est juste incroyable. Le gameplay est très bon également, beaucoup plus agréable - et heureusement.
Malheureusement, tout n’est pas parfait non plus. Mon reproche principal concerne le level design : celui-ci est beaucoup plus linéaire que le jeu de base dans les donjons. Cela pourrait ne pas être un problème en soi, sauf que ce choix nuit grandement au sentiment de perdition qu’on pouvait parfois avoir dans l’original, et donc à la peur. Ici, impossible de se perdre : chaque clé va ouvrir une seule porte, qui va dévoiler une autre clé, qui ouvrira une autre porte, et ainsi de suite. Les énigmes sont également décevantes, trop souvent mal foutues ou confuses sans raison. Enfin, il est beaucoup trop facile d’avoir la fin In Water, et la fin Maria est très décevante.
Malgré ces quelques défauts, SH2 reste un jeu excellent, une superbe manière de découvrir ce monument du jeu vidéo. J’aurais aimé qu’il soit parfait, et que le jeu de Bloober surpasse en tous points celui de Konami, mais ce ne sera pas pour cette fois.
Commencé le 2 décembre 2024. Terminé le 2 janvier.
Assassin's Creed: Revelations (2011)
Sortie : 15 novembre 2011. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 4, PC, Xbox 360, PlayStation 3, Xbox One
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Assassin’s Creed Revelations commence très mal : après une cinématique d’introduction catastrophique, nous présentant des personnages et un scénario insipides, il nous jette dans une phase de gameplay en chariot tout aussi mauvaise. Puis l’on arrive à Constantinople, et le jeu propose alors une myriade de missions qui ne sont que des tutoriels de 10min tous plus ennuyeux les uns que les autres, le tout dans une ville qui ne cache pas une seconde être un reskin de Rome de Brotherhood.
Pendant ce temps, on ne comprend rien au scénario ni à ses enjeux, très mal racontés. Pendant les 2/3 de l’aventure, Revelations n’est rien d’autre que l'essoufflement d’une formule dont il n’est que le 2ème ou 3ème représentant, selon comment l’on considère AC2. Seuls les passages avec Altaïr sont intéressants, mais ils sont prototypiques, bâclés dans leur réalisation. Pourtant, dans son dernier tiers, le jeu parvient à sortir la tête de l’eau, et son potentiel transparaît derrière l’ennui. Notamment grâce à la relation entre Ezio et Sofia, une relation amoureuse à laquelle j’ai cru. Mais aussi à l’intrigue turque qui, même si c’est un nanar, finit par décoller. Et grâce à la conclusion Ezio / Altaïr, qui est belle. Juste avant d’être sabordée par une terrible cinématique en CGI à la Final Fantasy les Créatures de l’Esprit, qui ruine tout. Revelations est donc un jeu qui avait du potentiel, sacrifié sur l’hôtel de l’annualisation de la série, et plombé par un game design déjà daté et une écriture majoritairement bancale, quand elle n’est pas catastrophique. Dommage.
Commencé le 16 décembre 2024. Terminé le 8 janvier.
The Stanley Parable (2013)
Sortie : 17 octobre 2013. Inclassable, Aventure, Fiction interactive
Jeu sur PC, Mac, Linux, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Après avoir passé plus de 10 ans dans mon backlog, The Stanley Parable m’a un peu dérouté. Oh, probablement pas autant qu’il devait le faire à l’époque, ni pour les mêmes raisons : je savais qu’il s’agissait d’une expérience à part dans le médium, un peu transgressive. Mais je pense que je m’attendais à… mieux ? Étant donné que j’ai fait l’original, il est fort possible que l’expérience soit améliorée dans la version Ultra Deluxe, mais j’ai le sentiment d’avoir fait le tour du concept en seulement 3h dans cette version.
Points positifs : le concept est cool, le narrateur est génial, et c’est très sympa d’expérimenter les différentes possibilités.
Problèmes : il y a trop peu de possibilités, on se met à tourner en rond au bout d’une heure de jeu. Après 2h, je pensais avoir tout trouvé, et j’ai suivi la soluce pour faire (presque) toutes les fins additionnelles pendant encore une petite heure. Peu valaient le coup. Mais ce qui m’a le plus manqué, c’est d’avoir une sorte de fil rouge. Car Stanley Parable, c’est juste un ensemble de fins qu’on peut avoir dans n’importe quel ordre selon l’ordre aléatoire des choix qu’on fait dans le jeu. On n’apprend rien au cours de nos runs qui nous permettrait de débloquer des fins supplémentaires, on n’est pas du tout dans le knowledgevania. Et c’est là-dedans qu’il aurait pu, je pense, briller. Reste une expérience sympa, tantôt drôle, tantôt poussive, mais trop limitée pour être vraiment marquante en 2025.
Commencé le 6 janvier. Terminé le 22 janvier.
Naiad (2024)
Naiad: Guardian of The River
Sortie : 10 décembre 2024. Aventure, Réflexion
Jeu sur PC, Mac, PlayStation 4, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Cosy game par excellence, Naiad a tout du jeu chill sur lequel passer un bon moment de décontraction : visuellement superbe et doté d’une musique très relaxante, le jeu nous fait incarner une Naïade qui doit descendre le cours d’une rivière en suivant les conseils d’un petit nuage. On nage parmi les poissons, aide les canetons à retrouver leur maman, admire la nature, prend les rayons du soleil… Un concept très simple donc, mais qui recèle plus de choses qu’il en a l’air, puisqu’il dure tout de même 6-7h.
Ainsi, chaque niveau est un nouvel environnement, et viendra la plupart du temps avec ses nouveautés de gameplays ou d’interaction avec les éléments extérieurs. Toutes les idées ne se valent pas, mais il tente malgré tout régulièrement des choses, et c’est plutôt cool. Si le côté écolo est évidemment visible dès le départ, le développeur (qui a tout fait solo, respect) ira finalement assez loin sur le sujet, et j’ai là aussi été plutôt conquis.
Le défaut principal du jeu est selon moi qu’il aurait pu être plus condensé, ou alors qu’il aurait dû proposer plus de variété encore. Car il est parfois redondant dans ses mécaniques malgré tout, et il y a quelques fois où j’en ai eu marre de guider ces idiots de canetons à travers les branchages. Les premières fois c’est trop mignon, mais au bout de la dixième… Et cela nuit évidemment à la proposition. Alors ce n’est jamais obligatoire certes… mais je ne vais quand même pas les abandonner comme ça, les pauvres ! Reste que pour son premier jeu, HiWarp signe une proposition très aboutie artistiquement, et un cosy game que je ne peux que conseiller, tant qu’on sait pour quoi on signe.
Commencé le 23 janvier. Terminé le 27 février.
Tomb Raider II (1997)
Tomb Raider II starring Lara Croft
Sortie : 21 novembre 1997 (France). Action-Aventure, Plateforme, Réflexion
Jeu sur PlayStation, PC, Mac, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2, Evercade
VGM a mis 8/10.
Annotation :
Fait pour la xième fois, avec 4 < x < 10.
TR2 et moi, c’est une histoire compliquée, faite d’incompréhension, de déception et d’amour, malgré tout. TR2, c’est ce Tomb Raider que tout le monde préfère au premier : plus long, plus de tenues, plus d’armes, un gameplay peaufiné, des véhicules… Des arguments, il en a. Mais qu’est-ce qui fait un bon Tomb Raider ? Sont-ce les temples perdus, les civilisations millénaires et/ou fantastiques que l’on découvre avec la mâchoire décrochée, et un level design s’inspirant des plus grands tombeaux de l’histoire ? Ou bien simplement une héroïne badass et armée jusqu’aux dents qui affronte des mafieux dans un jeu d’action où les environnements urbains sont majoritaires ? Pour moi, la réponse a toujours été évidente, et c’est bien la première description qui l’emporte.
Le point positif, c’est que TR2 ne se contente pas d’être une copie du 1er épisode. Il fait les choses différemment, à sa manière. J’aime moins, mais quand je rejoue à TR2, je sais que je rejoue à un TR unique. Si son overdose d’ennemis humains ne me convainc pas plus en 2025 qu’à l’époque, je lui trouve tout de même certaines qualités. Bien qu’étant des endroits habités, Venise ou le Monastère de Barkhang sont splendides. En termes de level design, ce dernier est d’ailleurs un des meilleurs niveaux du jeu, avec l’inoubliable Temple de Xian ou encore la Muraille de Chine. Les autres niveaux sont presque tous bons dans leur style, même si certains m’ont un peu lassé, notamment au sein du Maria Doria. Les niveaux sont nombreux et variés, aussi bien artistiquement qu’en termes de level design, et la musique est une nouvelle fois un véritable bonheur auditif.
Tout en gardant ses partis pris, je reste aussi convaincu que TR2 aurait été meilleur en proposant une histoire plus aboutie. Celle de TR1 n’est pas un chef d'œuvre, mais propose des personnages et une intrigue bien plus travaillés. Ici, Bartoli n’existe pas et la narration est globalement une suite de MacGuffins.
Bref, j’ai refait TR2, ses défauts restent intacts et il n’est toujours pas très haut dans mon top TR personnel, mais j’y ai quand même pris beaucoup de plaisir. Que voulez-vous, la vie est faite de nuances.
Commencé le 10 février. Terminé le 6 mars.
Indiana Jones et le Cercle Ancien (2024)
Indiana Jones and The Great Circle
Sortie : 9 décembre 2024. Action-Aventure
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2
VGM a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Indiana Jones et le Cercle Ancien est un véritable coup de cœur. Si je croyais en ce projet depuis le début, il aura de loin dépassé mes attentes. Là où j’attendais un super jeu d’action-aventure, il m’a offert le meilleur jeu d’aventure auquel j’ai joué depuis longtemps. Sa structure, à la frontière entre l’immersive sim, l’aventure, l’action et l’infiltration, est à la fois originale et excellente. La première personne, choix étonnant de prime abord, se révèle être une super idée pour se sentir Indiana Jones, pour avoir l’impression d’être lui, de réagir comme lui, de réellement vivre son aventure. Très vite, le jeu m’a donc passionné par son design fascinant, qui pioche en divers endroits pour construire sa propre formule. Et celle-ci fonctionne à la perfection, c’est 300% ma came.
Au-delà de son game design, le Cercle Ancien est une véritable histoire Indiana Jones, de A à Z. Adorant la formule, j’ai été aux anges face à ce qui est la meilleure histoire de la saga depuis Indy 3. Si ce n’est quelques réserves sur Gina, j’ai adoré le scénario et la narration proposés, du début à la fin. La quête des artéfacts, les personnages et leurs relations, le contexte historique : tout m’a convaincu. Incluant Indy lui-même, campé par un Troy Baker méconnaissable, tant on dirait Harrison Ford lui-même.
Le jeu n’en oublie pas de proposer divers décors très différents, dans la pure formule de la saga. Visuellement splendide, doté d’une OST soulignant magnifiquement certains moments clés, et proposant un rythme excellent - même s’il ne conviendra pas à tout le monde -, Indiana Jones et le Cercle Ancien n’est ni plus ni moins qu’un grand jeu vidéo. Je signe pour une suite quand ils veulent.
Commencé le 23 janvier. Terminé le 10 mars.
Tomb Raider II : Le Masque d'Or (1999)
Tomb Raider II: Golden Mask
Sortie : juin 1999. Action
Extension sur PC
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
J’avais beaucoup aimé découvrir l’extension de TR1, et j’avais également hâte d’enfin faire celle du 2. Malheureusement, je la termine moins enthousiaste que j’aurais aimé. Pour faire simple, elle est assez inégale. Le niveau 1 est sympa, avec quelques secrets marquants. Le second est très quelconque. Le 3ème est très cool, mais un poil trop linéaire : comme les 2 premiers niveaux, il se fait un peu en mode automatique, sur des rails. Le dernier niveau est pour moi le meilleur. Artistiquement je l’ai trouvé magnifique, et ses secrets ont vraiment été super stimulants. Il est juste dommage que le dernier et meilleur secret se conclut sur du die and retry un peu absurde.
Enfin, il y a le niveau bonus, Cauchemar à Vegas. En soi, c’est super d’obtenir un niveau en plus lorsqu’on a récupéré tous les secrets, quelle récompense ! Et le délire psychédélique proposé est assez fun. Mais dans les faits, le niveau n’a pas été terminé proprement, et comporte son lot de bugs et de secret softlocks. Les géniaux développeurs de TRX ont désormais corrigé ces problèmes, mais ce n’était pas encore le cas lorsque j’ai fait l’extension.
En bref, un ensemble de niveau sympa, mais inégal. J’aime beaucoup que, contrairement à TR Gold, on soit dans de vrais nouveaux environnements. Mais cela ne suffit pas à en faire un meilleur jeu.
Commencé le 15 mars. Terminé le 6 avril.
Resident Evil: Revelations 2 (2015)
Biohazard: Revelations 2
Sortie : 20 mars 2015 (France). Action-Aventure, Survival horror
Jeu sur PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One, PC, PS Vita, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Resident Evil Revelations 2, c’est un jeu qui n’a rien à faire vivre d’intéressant, et rien à raconter. Un opus décomposé en plusieurs épisodes, à l’image d’une série. D’une mauvaise série, où les liens entre chaque épisode sont souvent douteux, et où les twists ridicules se succèdent. Le 1er Revelations était un nanar assumé, hyper rythmé et bien foutu en tant que tel. Et un bon jeu avec ça. Ici, on a des niveaux super longs pour rien, qu’on va devoir refaire 2 fois chacun. Un rythme éclaté, dans tous les sens du terme. Un level design catastrophique. Des combats bien inférieurs à ce que la série a produit jusque là. Un design centré sur les 2 personnages qui n’est pas approprié au solo, et qui doit être chiant comme la mort en multi.
Mais je pense que le pire, pour moi, c’est que RER2 se prend au sérieux : c’est un nanar qui s’ignore, qui se veut dramatique. Alors que l’écriture est catastrophique, et que les 2 derniers chapitres se moquent complètement du joueur : j’ai vraiment eu l’impression d’être pris pour un con. Et puis Moira, quel enfer franchement. Et j’ai trouvé Claire totalement ratée. Heureusement, Barry est vraiment cool, et Natalia est vite fait attachante. Quelques sidekicks sont ok tiers. Et certains passages d’infiltration sont assez sympas. Mais il en aurait fallu bien plus pour sauver ce jeu, énième épisode creux et sans saveur d’une saga qui a déjà fait infiniment mieux.
Commencé le 21 mars. Terminé le 6 avril.
Animal Well (2024)
Sortie : 9 mai 2024. Action-Aventure, Plateforme, Réflexion
Jeu sur PC, PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
VGM a mis 8/10.
Annotation :
Fait pour la première fois, sur Steam Deck.
En se basant sur les trailers, Animal Well me branchait moyennement. Mais les critiques dithyrambiques m’ont convaincu de lui laisser sa chance : après tout, le metroidvania est un genre que j’apprécie beaucoup, et il a l’avantage d’être assez court (une dizaine d’heures). Très vite, je suis tombé amoureux de la DA. C’est marrant, car en voyant des vidéos du jeu, elle ne m’accrochait pas trop. Mais une fois en jeu, j’ai trouvé le pixel art magnifique, et les animations folles. L’univers du jeu est quant à lui ce qui m’attirait le plus, et je ne m’y étais pas trompé : les environnements, peuplés par ces animaux étranges, sont atypiques et m’ont beaucoup plu.
En termes de jeu, j’ai adoré le fait qu’Animal Well propose des pouvoirs surprenants et totalement inédits pour le genre. On est sur des gadgets malins, qui font qu’on y joue d’une manière immédiatement différente des autres jeux du genre. Jusqu’à la fin, cette inventivité est à saluer. C’est donc le gameplay et la DA / l’univers qui font monter ma note à 8.
Mais d’autres éléments m’ont beaucoup fait hésiter avec 7 : la carte est illisible, les points de téléportations trop loin et acquis trop tard. Il faudra donc apprendre la carte par cœur, et se retaper de longues sections régulièrement. Le level design macro, au-delà de ses pouvoirs originaux donc, est très classique. Le level design micro possède quant à lui certains passages absurdes en termes de difficulté, notamment à cause d’un gameplay de plateforme assez imprécis. J’ai en tête ce cheval d’eau qui fait des bulles, que j’ai vu dès le début du jeu et qui m’a fait péter un câble à cause de l’imprécision notoire des sauts. Alors que le jeu est globalement assez “facile”, que cela semble voulu et que c’est très bien comme ça. Ces éléments font que je n’ai pas songé une seconde à embrayer vers le 100%, ce qui est un aveu d’échec pour un metroidvania, quelque part.
Bref, Animal Well est un chouette jeu, imparfait mais original. A découvrir si vous aimez le genre, en sachant qu’il ne s’agit pas d’un immanquable pour autant.
Commencé le 4 mars. Terminé le 18 avril.
Croc: Legend of the Gobbos (1997)
Sortie : 10 octobre 1997 (France). Plateforme
Jeu sur PlayStation, Saturn, PC
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la troisième ou quatrième, voire cinquième fois.
Croc fait partie de ces jeux ayant marqué ma pré-adolescence : j’ai découvert la version PC au collège, et j’ai tout de suite accroché à l’univers du petit crocodile et des Gobbos. J’imagine qu’il y a un peu de Rayman dans Croc, avec ces petits personnages à sauver dans un jeu de plateforme 3D, et à l’époque où Rayman 2 puis 3 étaient mes jeux de chevet, cela devait me parler. Mais je ne m’étais pas arrêté là, puisque je l’ai ensuite refait sur PS1 quand j’ai migré sur console - probablement fin de collège / début lycée - puis je l’ai refait encore au moins une fois au tout début de mes années de fac. Ce qui fait désormais plus de 15 ans, donc la sortie du remake était l’occasion rêvée pour redécouvrir l’original avec des yeux de trentenaire.
Replonger dans l’univers de Croc fut tout de suite très sympa. Pourtant, à ma grande surprise, ma nostalgie fut assez limitée. Même si j’aimais beaucoup redécouvrir les niveaux, c’était autant par curiosité et intérêt vidéoludique que par nostalgie. Le gameplay est quant à lui assez vintage, et m’a tout de suite fait très peur. Pourtant, passé 2 ou 3 niveaux, les réflexes sont revenus, et il ne m’a presque jamais posé problème. On ne va pas se mentir, ça fera du bien d’avoir un gameplay moderne dans le remake, mais le jeu PS1 reste très jouable avec un peu d’entraînement, et je l’ai d’ailleurs fini sans trop de mal (alors que j’avais un souvenir assez vénère des derniers niveaux).
Les niveaux sont d’ailleurs très courts, ce qui donne beaucoup de rythme au jeu : on les enchaîne, rapidement au début, plus lentement ensuite, mais on les enchaîne. Un niveau, c’est entre 10 et 30 minutes max selon le niveau de galère, donc même sur une session de jeu courte, on peut bien progresser. J’ai tout de même bien transpiré sur certains niveaux de la fin, la pression était là. J’ai trouvé le level design très sympa, assez original, avec pas mal d’idées différentes qui se complètent sans être réutilisées à outrance. On reste loin des ténors de la plateforme, soyons clairs, mais c’était une bonne surprise. Il n’y a que les boss qui sont vraiment faiblards.
Bref, cette énième redécouverte de Croc fut vintage mais tout à fait charmante : courte, rythmée, stimulante, parfois stressante mais peu frustrante. Je n’en demandais pas plus.
Commencé le 9 avril. Terminé le 21 mai.
Star Wars Outlaws (2024)
Sortie : 30 août 2024. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Streaming, Nintendo Switch 2
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Quel jeu fracassé que ce Star Wars Outlaws. Au vu des différents retours, j’espérais un jeu sorti trop tôt, mais avec un fond solide. Une œuvre avec du cœur et du potentiel techniquement sacrifiée sur l’hôtel du capitalisme. Un jeu perclus de bugs que des mises à jour progressives auraient fini par rétablir. C’est peu dire que j’étais loin du compte.
Outlaws n’est pas un jeu qui manquait de peaufinage : c’est un jeu prototype, une ébauche de projet à la Ubisoft construite sur un socle branlant et éculé. Pourtant, passé une introduction qui se passe de commentaire, j’ai eu envie d’y croire : le système de clans de la pègre et d’allégeance est une bonne idée, et possède du potentiel. Malheureusement, les masques tombent très vite : si on fait des missions pour le clan A, alors on perd de la réputation pour le clan B, et vice-versa. Binaire, sans intérêt. Si un gars du clan A nous voit nous infiltrer chez lui, on perd de la réputation instantanément même si on le headshot avant qu’il ait eu le temps de nous reconnaître. Un prototype.
Le reste du jeu est à cette image, sauf qu’en plus il fait dans les choses qu’on a déjà vu et joué 100 fois, chez Ubisoft comme ailleurs. En beaucoup moins bien. Le shoot est risible, ils réussissent à faire un TPS bien moins bon que le 1er Uncharted, qui va bientôt fêter ses 20 ans (oui). L’infiltration est catastrophique à tous les niveaux, il n’y a rien à sauver. Je me suis très vite infiltré à coups de blaster, meilleure technique. Le design global en open world est éculé et manque sévèrement d’intérêt. Les phases en vaisseau n’auraient jamais dû exister. Bref, Outlaws est un jeu qui a voulu tout faire en même temps, sans considération pour ce qu’il était capable de bien faire, ni pour ce qui était véritablement intéressant pour son histoire.
Star Wars Outlaws: Wild Card (2024)
Sortie : 21 novembre 2024. Action-Aventure
Extension sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S
Annotation :
(Suite de Star Wars Outlaws)
L’histoire, parlons-en. Ou plutôt, n’en parlons pas, elle n’en vaut pas la peine. Disons juste que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un scénario aussi nul, des personnages aussi inintéressants (voire agaçants) et une trame globale si mal écrite. En sus, ils ont réussi à faire du personnage de Kay une héroïne à laquelle on ne s’attache pas du tout, la faute à une écriture plus que médiocre. Seul ND-5 s’en tire avec les honneurs. Et Nix est mignon, forcément.
Bref, passez votre chemin : Star Wars Outlaws est un prototype de AAA Ubisoft, classique et chiant, qui vous renverra des années en arrière. Le seul truc qui vaut le coup, c’est son thème principal. Mais pour ça vous pouvez aller sur YouTube, pas besoin de perdre 20h de votre vie.
Commencé le 21 avril. Terminé le 27 mai.
Crow Country (2024)
Sortie : 9 mai 2024. Action-Aventure, Survival horror
Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Bilan mitigé pour Crow Country. C’est un jeu que j’ai trouvé intéressant, mais bancal sur beaucoup d’aspects. Le gameplay est probablement ce qui fâche le plus : la visée est horrible, et le jeu comporte au final pas mal d’ennemis à combattre. Le level design n’est pas fou non plus : qu’il s’agisse de l’aspect aventure à la Resident Evil / Silent Hill - qui est au final assez rudimentaire -, ou bien des ennemis trop nombreux qui peuvent devenir pénibles à esquiver, ou encore des pièges également en surnombre et parfois absurdes, tout est un peu approximatif. La DA tente aussi quelque chose, mais au final je n’y ai pas été très sensible. Le terrain de jeu du parc d'attractions est quant à lui plutôt bien exploité, sans être incroyable pour autant.
L’histoire est intéressante, et si elle justifie habilement tous les ennemis, elle n’explique pas pourquoi tous ces pièges apparaissent soudainement, brisant l’immersion et frustrant parfois le joueur (les lustres qui te tombent dessus putain !). Néanmoins, j’ai trouvé toute la fin vraiment sympa, et les twists associés sont très cool, et ont failli me faire mettre un point de plus. Pour le coup, c’est un jeu bancal, mais qui avait quelque chose à raconter, et dont l’histoire se tient plutôt bien. Le tout sans partir dans le nanar à la RE ou dans des délires de sectes surréelles comme SH1 et 3. On est plutôt dans du fantastique, et ça fonctionne bien.
Crow Country est donc un ensemble qui manque de maîtrise. Pas inintéressant donc, mais pas non plus au niveau où je l’attendais. Reste que pour 5-6h de jeu, ça peut valoir le coup d’essayer s’il vous tente.
Commencé le 24 avril. Terminé le 8 juin.
Clair Obscur: Expedition 33 (2025)
Sortie : 24 avril 2025. RPG
Jeu sur PlayStation 5, PC, Xbox Series X/S
VGM a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Clair Obscur est une claque telle que je ne m’en étais pas pris depuis très longtemps. Tout a commencé avec son intro, tout simplement brillante : en seulement une à deux heures de jeu, elle expose son univers - et son fonctionnement si particulier -, ses personnages et son intrigue. Et il frappe fort, avec des cinématiques qui m’ont soufflé. Je venais de finir Star Wars Outlaws, donc ça joue sûrement, mais je me suis littéralement dit “ah oui, c’est donc pour ça que j’aime le jeu vidéo à la base”.
Mais le jeu ne s’arrête évidemment pas à son intro. Ses personnages et son histoire ont continué de me porter tout au long de l’aventure. Et s’il n’échappe pas au coup de mou classique des jeux actuels vers son milieu, sa dernière ligne droite m’a mis une nouvelle claque. Pourtant, j’étais assez sceptique sur pas mal de points, et il avait toutes les chances de me perdre. Mais pas du tout : Clair Obscur est un jeu qui sait ce qu’il raconte, qui sait ce qu’il veut faire vivre. Et il est cohérent de bout en bout avec sa vision. Peu importe comment je retournais le problème, tout fonctionnait.
Et puis Clair Obscur, ce n’est pas qu’une histoire. C’est aussi un système de jeu excellent, qui m’a porté de bout en bout, et qui débouche sur des combats passionnants. Il est juste dommage que le jeu soit aussi mal équilibré - j’ai littéralement roulé sur la seconde moitié du jeu et détruit tous les derniers boss en quelques coups - alors que j’ai peu d’expérience sur ce genre de jeu. C’est si triste et frustrant.
Et puis enfin, il y a cette musique fabuleuse, avec tant de thèmes géniaux, et cette direction artistique splendide. Bref, Clair Obscur n’est pas seulement un grand jeu : c’est une œuvre exceptionnelle, un témoin de ces rares moments de l’histoire vidéoludique où toutes les étoiles sont alignées autour d’un seul projet, d'une seule équipe. Chapeau bas.
Commencé le 29 mai. Terminé le 23 juillet, puis continué un peu en end game le 24 et le 25 pour atteindre tous les niveaux max de relation.
Gex (1995)
Sortie : 12 mai 1995 (France). Plateforme
Jeu sur PC, PlayStation, Saturn, 3DO, PlayStation 3, PSP
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Gex est un jeu bourré de potentiel : un héros atypique, des mécaniques de gameplay originales basées sur le fait que c’est un gecko, un level design bourré d’idées et qui se renouvelle bien, et un univers délirant assez remarquable (même s’il ne me parle pas plus que ça).
Mais Gex est aussi un jeu très rétro, même à sa sortie en 1995. Pas très beau pour un jeu 2D sur PS1 (quand tu as Rayman en face, ouch), il est aussi dans la lignée des vieux jeux 2D d’arcade : systèmes de vie (bon ça ok encore), récupération d’items cachés pour pouvoir sauvegarder (enfin, obtenir un code qu’il faut noter / prendre en photo), checkpoints éloignés et difficulté rapidement très élevée. C’est environ au tiers du jeu, dans le 1er niveau de la jungle, que j’ai décidé de faire un code permettant d'avoir des vies illimitées. Car oui, heureusement, old school oblige, il y a des codes ! Sans cela, je n’aurais jamais eu la foi de finir le jeu. Car Gex n’est pas assez bon ni assez juste dans son level design pour se permettre d’être aussi dur (contrairement à Rayman, encore une fois). A noter que je pense qu’il doit être plus sympa à faire en émulation avec des saves states que sur PS1.
Au final, mon expérience sur le jeu de Crystal fut mitigée : à la fois cool et relou, très intéressant mais classique. Un jeu qui a du potentiel, mais loin d’être un immanquable.
Commencé le 14 juillet. Terminé le 29 juillet.
Silent Hill 3 (2003)
Sortie : 23 mai 2003 (France). Action-Aventure, Survival horror
Jeu sur PlayStation 2, PC
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
C’est difficile à dire, et pourtant c’est indéniable : Silent Hill 3 est une immense déception. Vu sa réputation, je ne doutais pas une seule seconde de découvrir un autre grand jeu, après SH1 et SH2. Et pourtant, dès le début, le doute m’a étreint : un scénario sans enjeux forts, qui ne semble pas vouloir démarrer, et embourbé dans des délires sectaires peu intéressants. Un level design mauvais, à des lieux des 2 jeux précédents : le centre commercial et ses 50 portes par zone qu’il faut tenter d’ouvrir pour espérer trouver la bonne, pendant qu’on se fait détruire par des tonnes d’ennemis. Tout ça pour découvrir que la bonne porte n’est pas forcément indiquée sur la carte. Cette surabondance d’ennemis sera centrale au design de SH3, qui se veut par là-même très violent, dans tous les sens du terme. Malheureusement, cela m’a très rapidement agacé au lieu de me faire peur. De plus, on a tous les ennemis dans la première heure de jeu. Si cela renforce le sentiment d’agression dès le début, cela épuise aussi immédiatement tout le bestiaire du jeu. Résultat, on en sera vite lassé, et il ne fera rapidement plus peur.
Heureusement, il y a Heather, un personnage principal génial, et la musique de Yamaoka, qui déboîte tout une fois de plus.
Cette première impression déceptive est malheureusement restée, si l’on excepte quelques moments narratifs excellents (l’appartement de Heather et les moments qui suivent) et quelques chouettes idées de design (le carrousel, la maison hantée). Il faut dire que le jeu fait très fort, en enchaînant un centre commercial médiocre, un métro correct sans plus et des égouts catastrophiques. Avant de repasser sur des bureaux assez similaires à l’immeuble de SH2. Puis on aura le droit à un copier / coller de l’hôpital de SH2. Certes, ça fonctionne toujours, mais le sentiment de déjà vu est fort, très fort… Les 2 derniers niveaux sont meilleurs, mais ne sont pas assez bons pour sauver SH3 de la déception.
Commencé le 9 août. Terminé le 27 août.
Gears of War (2006)
Sortie : 17 novembre 2006 (France). Action
Jeu sur Xbox 360, PC, Xbox One
VGM a mis 5/10.
Annotation :
Fait pour la première fois, en version Reloaded.
Gears of War fait partie de ces jeux que j’ai envie de faire depuis presque 20 ans. Série Xbox culte, TPS bourrin réputé, univers alléchant : je voulais y jouer, et j’y croyais. C’est peu dire que la dégringolade fut rude.
Le premier acte, fait en solo, m’a laissé un peu inquiet. C’est vraiment un pur jeu de son époque, et c’est peu dire qu’il a vieilli. Couleurs fades, gameplay simpliste (par rapport à ce qui arrivera ensuite dans le genre), scénario volontairement cliché mais qui a du mal à prendre même dans son genre. Surtout, on sent que c’est un jeu taillé pour la coop, pensé comme tel dans le design. Qu’à cela ne tienne, j’ai fait tout le reste en coop. Et en coop, c’est génial alors ? Eh bien euh…
… Si la dynamique est assurément meilleure à 2, cela n’a pas été suffisant pour sauver le jeu pour moi. L’histoire est terriblement mal construite et rythmée, on sent le jeu qui a souffert pendant son développement, et qui a été raboté dans tous les sens. J’ai trouvé le level design pauvre, et le manque d’armes et de situations m’ont donné une expérience répétitive alors que le jeu dure 6 heures. Le bestiaire est également faible et les boss sont nuls. L’univers et certains décors sont vraiment sympas, mais pas de quoi réhausser une expérience de jeu franchement bancale. Quelle tristesse.
Commencé le 29 août. Terminé le 7 septembre.
Gears of War: Reloaded (2025)
Sortie : 26 août 2025. Action
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Cette version Reloaded n’arrive pas à dépoussiérer Gears selon moi. Pire, elle manque de nombreux éléments “quality of life” qui auraient pu permettre de l’aider à passer le cap de 2025 avec le sourire : chargements longs dus à la nécessité de créer un salon de jeu en ligne même pour jouer en solo, IA alliée ayant au mieux un feeling résolument 2000’s, et étant au pire catastrophique, absence de VO, voix manquantes si on a désactivé la fonction audio de la DualSense… Difficile d’estimer le travail abattu lorsqu’on découvre le jeu avec cette version, mais peu importe : Reloaded est une version qui donne le sentiment de manquer de polish. Et quand on parle d’un jeu qui m’a de base beaucoup déçu, alors le résultat n’est pas fou.
Commencé le 29 août. Terminé le 7 septembre.
Croc: Legend of the Gobbos (2025)
Croc: Legend of the Gobbos (Remaster)
Sortie : 2 avril 2025. Plateforme, Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois en remastered, mais entre quatrième et sixième fois en tout.
Cela faisait tellement longtemps que j’attendais un remastered ou remake de Croc que j’avais totalement cessé d’y croire. Aussi quand, presque par miracle, Croc revient d’entre les morts, je ne pouvais pas passer à côté ! Je venais de refaire l’original, donc autant dire qu’avec le nouveau gameplay, j’ai roulé sur le jeu et je l’ai terminé à 100% en seulement 4h. Ce nouveau gameplay justement, est pour moi le cœur de l’intérêt du remaster. Et il est réussi, rien à redire : c’est bien plus agréable comme ça.
Je suis un peu plus mitigé sur la refonte graphique. Si j’aime le fait qu’elle soit très fidèle au jeu d’origine, je préfère presque toujours le “mode rétro”. J’aurais aimé qu’ils poussent un peu plus les textures et les jeux de lumière dans la version remastered, pour un rendu un peu plus actuel. En l’état, on sent que c’est un remaster à petit budget, à l’inverse d’un Spyro Reignited ou d’un Crash Trilogy (qui sont plutôt de vrais remakes).
Dans les ajouts, les bonus de la Crocipedia sont géniaux, un véritable exemple à suivre pour la préservation du jeu vidéo. Et le reste du jeu est tel quel, dans son jus. Ce qui fonctionnait à l’époque fonctionne toujours aussi bien, comme des musiques splendides ou un level design et un univers sympas. Et les limites toujours là également. En somme, c’est une version à conseiller pour découvrir ou redécouvrir ce classique de la PS1 !
Commencé le 20 juin. Terminé le 4 septembre. Fini à 100% le 7 septembre.
Undertale (2015)
Sortie : 15 septembre 2015. RPG
Jeu sur PC, Mac, Linux, PS Vita, Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Undertale a beau être précédé par sa réputation, je ne m’attendais pas à ça. C’est une expérience étrange, dans laquelle j’ai eu un peu de mal à rentrer. C’est tellement perché, autant artistiquement que scénaristiquement. Autant la partie artistique m’a laissé de marbre sans me déranger, autant l’écriture CHELOUE des personnages m’a longtemps laissé perplexe. J’ai fini par accepter la proposition et par me laisser porter dans le dernier tiers, mais je pense que cet humour absurde à l’extrême n’est juste pas vraiment forcément fait pour moi.
Mon autre point d’accroche avec Undertale, c’est son gameplay. J’aime beaucoup le système de combat, que je trouve très original et vraiment fun. Pour le coup, le côté barré marche à 100% ici. Malheureusement, il y en a au final assez peu, et on passe la plupart du temps à se balader, à discuter avec des persos (on en revient à l’écriture qui ne me plait pas trop) et à résoudre des énigmes vraiment bidons et inintéressantes. En somme, à part lors des combats, Undertale a peiné à me stimuler. Heureusement, il a pour lui sa musique. Si je ne la porte pas aux nues comme la plupart des gens, je l’ai quand même trouvé globalement excellente, et elle a grandement participé à mon appréciation du jeu.
Après avoir fini le jeu, j’étais plus proche du 6 que du 7. Pas vraiment par déception (car je n’avais pas spécialement d’attente), mais juste par manque d’engouement. Mais depuis, j’ai lu un peu sur le jeu, et vu toutes les possibilités qu’il offre. Et, bien que ça ne m’intéresse absolument pas de faire plusieurs runs, je respecte profondément la densité du jeu et la variété qu’il propose face à des choix implicites. D’ailleurs, le fait que j’ai fait autant de choix dans le jeu sans m’en rendre compte est une grande force : je n’aurais pas pensé qu’il y ait autant de variantes possibles, même pour un premier run.
Undertale est dans tous les cas une expérience atypique, que je recommande d’essayer si l’on est curieux, ne serait-ce que pour se faire son avis sur ce jeu indé culte et définitivement original.
Commencé le 10 juin. Terminé le 28 octobre.
Silent Hill f (2025)
Silent Hill F
Sortie : 25 septembre 2025. Action-Aventure, Survival horror
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S
VGM a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Silent Hill f est un vrai Silent Hill, qui a parfaitement compris sa saga : c’est un jeu d’horreur psychologique, dont l’horreur prend racine au sein des tourments de ses personnages. Un jeu auquel on pense après l’avoir fini, une expérience qu’on a envie de prolonger pour en découvrir toutes les subtilités. Visuellement splendide, avec un monster design et des décors de folie, une OST fantastique et certaines scènes traumatisantes, ce Silent Hill avait tout pour devenir un des jeux les plus cultes de la saga.
Malheureusement, tout n’est pas au même niveau. Mon reproche principal concerne le design en général : le gameplay devient assez vite répétitif, pas aidé par un level design très plat, majoritairement linéaire et peu stimulant. Plus grave peut-être, le jeu ne fait absolument pas peur. Pourtant il pourrait, mais à aucun moment il ne m’a terrifié. Je pense que c’est en bonne partie dû au fait que j’étais blindé d’items tout le long et que, même si les monstres font mal, je pouvais toujours me soigner facilement. Enfin, les énigmes sont majoritairement ratées. Si l’effort de les inclure dans le folklore Japonais est plus que louable, elles sont dans les faits trop souvent frustrantes pour de mauvaises raisons. Mon autre reproche principal concerne l’histoire : même si je l’adore avec le recul, le jeu a échoué à me la faire comprendre en une partie. Il faut impérativement relancer au moins la cinématique d’intro du NG+ (ou aller sur le net) pour que les choses s’éclaircissent. Ce qui s’avère inutilement frustrant, surtout quand on a essayé de percer les mystères du jeu tout du long, et qu’à côté il manque cruellement de subtilité pour exposer la surface de ses thématiques.
Quand j’ai fini SHF, j’étais donc un peu mitigé. Aujourd’hui, je pense que c’est un jeu dont le tout est bien plus fort que la somme de ses parties. Le 7 reco n’est pas loin, et viendra peut-être avec un peu plus de temps encore. Bien qu’imparfait, nul doute que SHF est un jeu marquant. Et c’est bien là le plus important.
Commencé le 22 novembre. Terminé le 4 décembre.
Guacamelee! 2 (2018)
Guacamelee 2
Sortie : 21 août 2018. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur PlayStation 4, PC, Nintendo Switch, Xbox One, Nintendo Switch 2
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Guacamelee 2 est une suite tout ce qu’il y a de plus 1.5. C’est fou car j’avais fait le 1er jeu début 2014, soit il y a quasiment 12 ans (mon dieu). Et pourtant, en jouant à Guacamelee 2, il m’est tout de suite apparu que c’était exactement la même chose. Pourtant, le jeu partait d’un postulat intéressant : Juan a vieilli, c’est un père de famille bedonnant. Malheureusement, tout cela est balayé en 15 minutes de jeu : par une pirouette scénaristique, Juan redevient jeune et fringuant, exactement comme dans le 1er jeu. J’ai d’ailleurs eu beaucoup peur pour le scénario, car il s’embarque dans un délire de Mexivers assez poussé qui ne m’a pas du tout plu. Mais au final ça va, l’histoire reste très en background et très sommaire. L’humour est toujours là en force, mais m’a moins plu. 12 ans plus tard, difficile de savoir si c’est juste moins bien, l’effet de la redite, ou bien moi qui ai changé.
Niveau gameplay et level design, on est sur strictement la même chose, ce qui s’avère quand même un peu décevant : même palette de mouvements, même système de combat, même pouvoirs… C’est amusant car en relisant mon avis de 2014, je disais que je trouvais le jeu trop court (6h) et que j’en aurais vraiment voulu plus. Finalement, ce n’était probablement pas plus mal ainsi, car Guacamelee 2 est beaucoup plus long (une douzaine d’heures) et peine à se renouveler, par rapport au 1 mais aussi par rapport à lui-même.
Toujours est-il que, même si cette suite se repose beaucoup trop sur ses acquis, on parle d’une base extrêmement solide : le gameplay est toujours aussi bon, c’est un vrai plaisir (même si j’ai parfois pesté avec le stick du Steam Deck), le level design est de qualité, et la partie artistique est toujours aussi chouette. J’ai trouvé la fin sympa aussi (même si j’ai eu la mauvaise car aucune envie de pousser le 100%, j’ai eu ma dose). Bref, j’aurais aimé que Guacamelee 2 aille bien plus loin, qu’il transcende le premier. Ce n’est définitivement pas le cas, mais il reste malgré tout un chouette jeu.
Commencé le 2 novembre. Terminé le 31 décembre.
Death Stranding 2: On the Beach (2025)
Sortie : 26 juin 2025. Action-Aventure, Survie
Jeu sur PlayStation 5, PC
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Fait pour la première fois.
Dire que Death Stranding 2 est une déception est un euphémisme charitable. Death Stranding 2 est un échec complet. Pire, Death Stranding 2 est une suite qui détruit partiellement le premier épisode, un jeu que j’avais adoré à sa sortie. Imparfait, mais tellement fascinant via son univers, ses personnages et son gameplay. Quelle folle proposition ! 4 ans seulement après avoir quitté Konami, Kojima montrait au monde de quoi il était toujours capable, malgré les contraintes induites par sa situation.
Death Stranding 2, c’est tout l’inverse. Une suite qui n’a rien à raconter, et qui le raconte mal. Une suite qui n’a rien à faire vivre de plus que le 1er. Pire, une suite qui ne semble même pas avoir compris les forces du 1er ! Ce sentiment d’isolement, ces randonnées magiques avec Lou dans des paysages splendides, l’adversité, la difficulté à reconnecter ce monde perdu. Tout cela, à la poubelle. Dès le début du jeu, vous aurez un réseau social kikoolol osef, et un camion qui vous permettra de relier tous les points de la carte sans aucune difficulté. C’est tout si juste quelques camps ennemis vous barreront la route, car Kojima a oublié qu’il était dans Death Stranding, et non pas dans MGS. Et que, peu importe le nombre d’armes et de gadgets à disposition, le gameplay n’est fondamentalement pas fait pour l’action, et ne peut donc pas être fun. Le tout dans un désert Australien que j’ai trouvé insipide. De quoi rendre fou.
Je me suis donc terriblement ennuyé dans DS2, à enchaîner les courses osef comme un véritable larbin. Mais au-delà de l’ennui profond suscité par la destruction de ce qui faisait la force du gameplay, c’est l’histoire qui m’a fait le plus mal. C’est un jeu dont le thème principal semble être le deuil, mais qui n’en parle jamais. Sam est totalement insipide alors qu’il est censé être dans une quête personnelle, c’est terrible. Tous les personnages secondaires ont du potentiel, mais ils réussissent à être tous complètement nuls. Le DHV comme base de vie, 7 ans après le camp de RDR2, ce n’est plus une honte mais une humiliation.
Death Stranding: Director's Cut (2021)
Sortie : 24 septembre 2021. Action-Aventure, Survie
Jeu sur PlayStation 5, PC, Mac, iPhone, iPad, Streaming, Xbox Series X/S
Annotation :
(Suite de Death Stranding 2)
Et cette structure quasiment identique, jusque dans les phases “dans un autre monde avec un autre héros cool”, mais bien plus souvent ponctuée uniquement par des hologrammes de PNJ qui nous racontent des trucs osefs qu’on passe son temps à skip en soupirant. Super Sam ! T’es le meilleur Sam ! Tiens voici une carotte à livrer Sam ! On compte sur toi Sam ! Ah et méfie toi du mec louche de ton vaisseau Sam, car il est louche hein tmtc ;-) AU SECOURS.
Heureusement, les cinématiques sont toujours super bien réalisées, et il y a des moments qui claquent. Mais pour quoi ? Pour 30h de jeu en ligne droite où il ne se passe rien, avant que le jeu enchaîne les plots twists wanna be cool mais ratés, là où il aurait pu les dispatcher au cours de l’aventure. Celui sur le passé de Lou étant sans aucun doute le pire, puisqu’il ruine la beauté du 1er jeu. Le combat final est tellement absurde qu’il en est sympathique, et le post générique est chouette. Mais rien qui ne sauve le jeu du naufrage.
Reste l’OST, magnifique. Là encore, tout est gimmick, la structure est répétée, ils ne savent pas quoi en faire. Mais en album, c’est très chouette. Death Stranding 2 aurait dû être un album en fait, pas un jeu vidéo.
Commencé le 21 septembre. Terminé dans la nuit du 14 au 15 décembre.


























