Un livre unique, un scénario défiant toute imagination. Le monde de 1984 est un monde de totalitarisme et de parfaite manipulation du peuple par la classe supérieure, les espions de Big Brother, c'est la projection d'Orwell en 1949. La fin est une apothéose sur les valeurs communes, le courage, la loyauté mais je n'en dirai pas plus. C'est l'une des fins les plus marquantes, à mon sens, dans la littérature.
La vision d'Orwell reste encore trop futuriste sur certains points mais l'histoire a suffisamment montré la stratégie de survie d'une dictature, contrôle, peur, surveillance constante, amener le peuple à une obéissance aveugle et réduire par la torture les opposants pas seulement à la soumission mais carrément à un syndrome de Stockholm.
Ici dans 1984, le vice est tellement poussé que les enfants même sont conditionnés par Big brother et peuvent avec fierté dénoncer leur parents pour avoir seulement durant leur sommeil murmuré une protestation à l'encontre du système.
L'information est interdite, la pensée aussi hormis celle préconisée par big brother, les traîtres sont vaporisés et ils n'existent plus dans le système, l'histoire est réécrite chaque jour et les mensonges doivent être reconnus comme vérité. Le peuple, par peur, par lâcheté, par habitude grégaire, finit par aimer le despote et réagir comme une foule de chiens que le maître a très bien dressés.
Un puissant texte sur la manipulation politique, le pouvoir et la limite de la nature humaine dans ses valeurs morales.
Adil