Ma note : 5/10
Defying Gravity m’a donné cette étrange sensation d’assister à une mission qui ne parvient jamais tout à fait à quitter l’atmosphère. Pourtant, tout semblait réuni pour me séduire : un équipage international, un huis clos spatial prometteur, des secrets à découvrir, et une touche de science-fiction mature. Mais très vite, les faiblesses du projet ont pris le dessus.
Le principal problème de la série réside selon moi dans son incapacité à assumer pleinement son identité. Veut-elle être un drame psychologique sur les relations humaines en milieu confiné ? Un thriller de science-fiction sur une entité mystérieuse ? Ou un soap spatial où les histoires d’amour se multiplient ? À force de vouloir tout faire à la fois, Defying Gravity finit par ne rien faire pleinement. Le suspense autour de "Beta" est étiré au point de diluer l'intérêt, et les intrigues secondaires manquent souvent de mordant.
Les personnages sont pourtant assez bien campés : chaque membre de l’équipage possède un passé travaillé et des failles intéressantes. Malheureusement, ces portraits finissent souvent noyés dans des flashbacks répétitifs qui ralentissent encore davantage un récit déjà trop lent. Certains moments qui devraient être chargés de tension émotionnelle tombent à plat, tant les dialogues manquent parfois de naturel.
Visuellement, rien de honteux, surtout pour une production de 2009 : les effets spéciaux font le travail, et l’atmosphère à bord de l’Antares est globalement crédible. La musique, quant à elle, reste l’un des aspects les plus réussis, soutenant avec justesse les rares instants où la série parvient à créer de la gravité émotionnelle.
En définitive, Defying Gravity m’a laissé sur ma faim. J’y ai vu le potentiel d’une grande série de science-fiction adulte, mais il est resté inexploité. Entre lenteur excessive, tension mal dosée et hésitations de ton, la série s’essouffle avant même d’avoir pris son véritable envol. Une belle idée… qui manque cruellement de propulsion.